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Nazinon/Genre et paix: le REPAFER renforce les capacités des acteurs communautaires
Manga, 19 août 2026 (AIB) – Le Réseau pour l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER) a organisé, les 18 et 19 août 2026 à Manga, un atelier de sensibilisation sur les droits des femmes, le Genre et l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité » (FPS), au profit de femmes, de jeunes et de leaders communautaires des régions du Djoro, du Guiriko et du Nazinon.
Organisée avec l’appui de Diakonia et du Réseau ouest-africain des associations et ONG de lutte contre les violences basées sur le genre (ROAO-LVBG), la rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires afin de favoriser l’autonomisation des femmes, leur participation aux mécanismes de paix et de sécurité et la prévention des violences basées sur le genre (VBG).
Les travaux, tenus les 18 et 19 août, ont porté, le premier jour, sur les droits des femmes et des filles ainsi que sur les concepts clés du Genre. La deuxième journée a été consacrée à la vulgarisation et à l’appropriation de l’Agenda FPS, notamment de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les participants ont échangé sur les rôles sociaux, les inégalités, les discriminations et les rapports de pouvoir susceptibles de limiter l’épanouissement des femmes et des filles. Ils ont également réfléchi aux normes sociales et pratiques culturelles qui entravent leur autonomisation.
Des travaux de groupe et des restitutions en plénière ont permis aux participants d’identifier des pistes d’action adaptées aux réalités communautaires. Ils ont notamment été invités à s’approprier les quatre piliers de l’Agenda FPS et à définir leur rôle dans sa mise en œuvre au niveau local.
Selon les organisateurs, cette démarche doit contribuer à faire des leaders communautaires et des responsables d’organisations féminines des relais et des « champions du changement », capables de sensibiliser leurs communautés et de promouvoir la participation des femmes aux processus de paix et aux instances de décision.
La directrice exécutive du REPAFER, Mamounata Ki, a insisté sur l’importance de l’implication des leaders communautaires dans la promotion des droits des femmes. Elle a salué la participation de chefs de village ayant facilité l’accès des femmes à la terre et les a exhortés à multiplier leurs initiatives en faveur de l’accès des femmes à la terre et au crédit, ainsi que de leur participation aux sphères décisionnelles.
Le représentant de la présidente du ROAO-LVBG, Sié Roger Youl, a expliqué que le choix du REPAFER pour abriter l’activité à Manga se justifie par son engagement dans la promotion des droits des femmes et son expérience dans l’accompagnement des communautés.
Pour Mme Traoré, membre de l’association Maya de Bobo-Dioulasso, l’atelier lui a permis d’enrichir ses connaissances et de partager des expériences avec d’autres acteurs. Elle estime que les enseignements reçus lui permettront de mieux sensibiliser son entourage et de renforcer son engagement dans la lutte contre les VBG.
Pour rappel, le Réseau ouest-africain des associations et ONG de lutte contre les violences basées sur le genre (ROAO-LVBG) est présent au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Mali et au Sénégal. Il regroupe 15 organisations de la société civile engagées dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Au Burkina Faso, cinq structures, dont le REPAFER, sont membres du réseau.
Agence d’information du Burkina
BGB/bak

