Koupéla/Enabel engage les acteurs autour de la réalisation de cinq adductions d’eau potable
Koupéla, 11 août 2026 (AIB)-L’Agence belge de coopération internationale (Enabel) a organisé, ce mardi 11 août 2026, un atelier d’information et de réflexion consacré à la réalisation de cinq adductions d’eau potable multi-villages (AEP-MV). La rencontre s’est tenue dans la salle de réunion de la Chambre de commerce et d’industrie de Koupéla et a réuni les responsables provinciaux et communaux, ainsi que les responsables et agents des directions en charge de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des régions de Nakambé et de l’Oubri.
Cette rencontre vise à créer les conditions favorables à une réalisation réussie des adductions d’eau potable multi-villages (AEP-MV) et à favoriser une exploitation paisible, équitable et durable de la ressource en eau partagée, en s’appuyant sur une approche sensible aux conflits.
À travers plusieurs communications et échanges, les participants ont été outillés afin de parvenir à une compréhension commune du projet et de l’approche de sensibilité aux conflits.
Il s’est également agi de clarifier les rôles et responsabilités des différents acteurs impliqués dans le processus, d’identifier les dynamiques conflictuelles existantes dans les différentes localités concernées et de dégager les principaux points d’attention à prendre en compte pour assurer la réussite du processus.
Les travaux ont aussi permis aux différentes parties prenantes de réfléchir à une feuille de route devant guider la mise en œuvre du processus, avec l’objectif de prévenir les tensions, de renforcer le dialogue entre les acteurs et de favoriser une gestion concertée de la ressource en eau.
Au nom du gouverneur de la région de Nakambé, le secrétaire général de la région, Tasséré Nacoulma, a salué l’initiative d’Enabel et son accompagnement au développement de la région.
Pour lui, la réalisation des AEP-MV constitue une initiative noble, particulièrement dans un contexte où l’accès à l’eau demeure un enjeu majeur pour les populations.
« Nous remercions Enabel pour son accompagnement constant au développement de notre région. La réalisation de ces ouvrages est une initiative noble, car elle contribuera à améliorer l’accès des populations à l’eau potable. Il est donc important que tous les acteurs travaillent de manière concertée afin que ces infrastructures puissent être réalisées dans de bonnes conditions et surtout qu’elles bénéficient durablement aux communautés », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le chef du projet à Enabel, Sondema Kologo, s’est réjoui de la forte mobilisation des participants. Selon lui, cette participation témoigne de l’intérêt accordé au projet et de la nécessité d’impliquer l’ensemble des acteurs dès les premières étapes du processus. « La mobilisation des participants montre clairement l’intérêt qu’ils portent à ce projet.
Pour Enabel, il est essentiel que les acteurs concernés aient une compréhension commune des objectifs, mais également des rôles et responsabilités de chacun. Nous voulons surtout anticiper les éventuelles sources de tensions autour de la ressource en eau afin de construire un processus inclusif, concerté et durable », a-t-il expliqué.
Le programme sera mis en œuvre dans 20 communes, réparties entre plusieurs régions : 10 communes dans la région de Nakambé, 6 communes dans la région de l’Oubri et 4 communes dans la région de Koulsé, ainsi que dans la ville de Fada N’Gourma.
À travers cette démarche, Enabel entend ainsi renforcer la concertation entre les différents acteurs et promouvoir une gestion durable et apaisée de la ressource en eau.
L’approche de sensibilité aux conflits devrait permettre de mieux prendre en compte les réalités locales et les éventuelles tensions liées à l’accès et à l’utilisation de l’eau, afin que les futures infrastructures répondent efficacement aux besoins des populations tout en contribuant à la cohésion sociale.
Agence d’information du Burkina
AS/ata

