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Koosin/Commune de Bourasso : Le karité, une bouée de sauvetage pour les familles en période de soudure
Bourasso, 22 août 2026 (AIB)- Le karité, produit forestier non ligneux, constitue une importante source de revenus pour de nombreuses familles de la commune de Bourasso, notamment en cette période de soudure. La commercialisation des amandes et du beurre de karité leur permet ainsi de subvenir à leurs besoins. Le samedi 22 août 2026, une immersion dans le village de Sikoro, reconnu pour son fort potentiel de production de karité, a permis de découvrir les réalités de cette activité principalement menée par les femmes.
L’un des principaux produits forestiers non ligneux de Sikoro, le karité n’est pas directement cultivé par les populations. Les plants qui poussent naturellement dans les champs sont néanmoins préservés en raison de leur valeur économique, favorisant ainsi la formation de véritables « parcs à karité ».
Le beurre de karité, produit à partir des noix de karité, constitue ainsi une importante source de revenus pour plusieurs familles, notamment les plus vulnérables, en cette période où les ressources financières se font rares pour satisfaire les besoins essentiels.
«L’année dernière, les revenus tirés de la vente du beurre de karité ont permis à ma famille de subvenir à ses besoins après la réinstallation du village. Cette année encore, cette activité nous aide à faire face aux dépenses quotidiennes et à assurer notre subsistance», témoigne le notable Annicet Tiawara.
Pour Rose Coulibaly, les noix et le beurre de karité constituent également une source essentielle de revenus pendant la période de soudure.
« Etant donné que nous n’avons pas pu cultiver suffisamment l’année passée, ce sont les noix et le beurre de karité qui font vivre ma famille en ces temps de soudure », soutient-elle.
Mme Coulibaly indique que les revenus issus de la vente du beurre de karité lui ont notamment permis de prendre en charge la scolarisation de ses enfants.
« Cette année, je peux gagner au moins 50 000 F CFA, car la production de karité a été moins importante que l’année dernière », précise-t-elle.
Au-delà de son importance économique, le beurre de karité est utilisé comme ingrédient culinaire, dans la pharmacopée traditionnelle et pour des usages cosmétiques.
Il intervient également dans certains soins maternels et pratiques culturelles liées à la protection du nouveau-né.
Ces multiples usages renforcent l’importance de la préservation du karité dans les communautés.
« Ici, on protège le karité. Il est interdit de l’abattre pour quelque raison que ce soit. Quiconque l’abat s’expose à de lourdes sanctions », fait savoir le chef du village de Sikoro, Dabou Coulibaly.
Ainsi, le karité occupe une place importante dans la vie des communautés locales, où se mêlent économie, culture, alimentation et pratiques traditionnelles.
Face à une demande croissante de beurre de karité, la valorisation de cette ressource forestière apparaît comme un enjeu à la fois économique et environnemental, notamment pour soutenir les revenus et l’autonomisation des femmes.
Agence d’information du Burkina
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