Gourma/Clôture du projet « ESPOIR » dans le Gourma : Le Haut-commissaire salue des acquis durables

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Gourma/Clôture du projet « ESPOIR » dans le Gourma : Le Haut-commissaire salue des acquis durables

Fada N’Gourma, 22 août 2026 (AIB)-Le Haut-commissaire de la province du Gourma, Silas Nacanabo, s’est réjoui, le jeudi 20 août 2026 à Fada N’Gourma, des acquis du projet « ESPOIR », mis en œuvre par l’ONG Lutheran World Relief (LWR). Il a estimé que les bénéficiaires ont su transformer les appuis reçus en activités génératrices de revenus durables.

En fin d’exécution, le projet « ESPOIR », financé à plus de 02 milliards de F CFA par le département d’Etat des Etats-Unis pour une durée de deux ans, est intervenu dans sept communes, notamment Fada N’Gourma, Gayéri, Bilanga, Piéla, Manni, Bourzanga et Kongoussi.

Accompagné des responsables des services techniques provinciaux en charge notamment de la Santé, de l’Agriculture, de la Jeunesse et de la Solidarité nationale, le Haut-commissaire de la province du Gourma, Silas Nacanabo a effectué une visite de terrain le jeudi 20 août 2026 pour apprécier les réalisations du projet et échanger avec les bénéficiaires.

Wendiempo Tankoano, bénéficiaire a expliqué avoir reçu un appui pour la mise en place d’un jardin hors-sol, ainsi que du matériel et des formations sur les techniques de production et l’entretien des cultures.

« Avant, nous ne savions pas que dans un sac ou dans un bidon, on pouvait faire quelque chose. Depuis que nous avons reçu la formation, cela nous a beaucoup aidés », a-t-elle témoigné.

Grâce à l’accompagnement du projet, il a également développé des activités d’élevage, notamment de porcs et de canards, dont les produits et résidus sont intégrés dans le fonctionnement de son activité de restauration.

Son épouse, Youmanli Nadinga, également bénéficiaire, a indiqué que l’appui matériel reçu lui a permis de renforcer son activité de restauration. Elle a notamment cité le matériel de cuisine, les vivres et le foyer mis à sa disposition.

La production hors-sol contribue également à l’approvisionnement du restaurant en légumes, notamment le gombo, les feuilles et les épinards, permettant à la famille de réduire ses dépenses alimentaires et de renforcer ses revenus.

Le projet a permis à des personnes déplacées internes vivant à Fada N’Gourma de développer des activités leur permettant de subvenir à leurs besoins.

C’est le cas de Daguisseba Combéré, qui a indiqué gagner désormais sa vie grâce à l’appui reçu du projet « ESPOIR ».

Il élève notamment un taureau et un bélier, dont la valeur peut dépasser 300 000 F CFA chacun sur le marché, illustrant ainsi, selon lui, l’impact durable de l’accompagnement reçu.

Au-delà des activités génératrices de revenus, Lutheran World Relief a accompagné des structures de santé de Fada N’Gourma dans la mise en place de groupes d’apprentissage et le suivi des pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE).

Cette approche vise à renforcer les connaissances et les pratiques des ménages en matière d’alimentation et de soins des enfants, notamment durant les premières années de vie, afin de contribuer à la prévention et à la lutte contre la malnutrition infantile.

Malgré ces acquis, les bénéficiaires ont relevé certaines difficultés, notamment l’accès à l’eau, l’insuffisance de matériel agricole et les moyens de transport nécessaires au développement des activités de restauration et de production.

A l’issue de la visite, le Haut-commissaire de la province du Gourma, Silas Nacanabo, s’est félicité des résultats enregistrés par le projet et surtout de la capacité des bénéficiaires à pérenniser les activités mises en place.

« Les bénéficiaires ont su intégrer et pérenniser les activités, allant de la production agricole à la création de petites entreprises locales. C’est un modèle concret de résilience qui s’aligne parfaitement avec les orientations stratégiques du gouvernement », a-t-il souligné.

La directrice pays de Lutheran World Relief (LWR), Kouka Zougrana/Yaméogo, a indiqué que l’approche du projet a consisté à doter chaque ménage d’au moins deux activités de production complémentaires, notamment dans l’agriculture, l’élevage ou les métiers, tout en assurant un suivi transversal de la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans.

Le projet « ESPOIR », qui arrive officiellement à terme le 31 août 2026, a ainsi permis à de nombreux ménages hôtes et déplacés internes de renforcer leurs moyens d’existence, d’améliorer leur alimentation et de développer des activités susceptibles de se poursuivre au-delà de l’intervention du projet.

 

Agence d’information du Burkina 

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