France: Des milliards mobilisés contre l’AES, mais des policiers français abandonnés dans une précarité salariale et professionnelle

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France: Des milliards mobilisés contre l’AES, mais des policiers français abandonnés dans une précarité salariale et professionnelle

Ouagadougou, 16 sept. (AIB) – Alors que la junte française mobilise des milliards de FCFA pour tenter de déstabiliser les trois pays de l’AES (Burkina Faso, Mali et Niger), qui ont dit non à l’impérialisme, les policiers français, chargés d’assurer la sécurité du peuple français, travaillent dans des conditions précaires, avec des salaires dérisoires. À bout de souffle et très en colère, ils se sont massivement mobilisés mardi 15 septembre 2026 à Paris pour crier leur ras-le-bol et dénoncer des conditions de travail et de vie précaires.

De la place de la République à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, en passant par les Champs-Élysées, les policiers se sont fortement mobiliser pour exprimer leur mécontentement et dénoncer une situation sociale de plus en plus difficile.

Sur les Champs-Élysées, des policiers se sont rassemblés au rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault avant de se diriger vers l’Assemblée nationale.

Au cœur de la contestation figure le fossé que les syndicats disent constater entre les policiers de terrain et leur hiérarchie.

Les manifestants dénoncent en particulier la décision d’accorder des mesures salariales aux commissaires de police, alors que les agents de base continuent de faire face à des difficultés salariales et professionnelles.

« On n’arrête pas de nous dire, et on le dit partout, qu’il n’y a pas d’argent. Et là, votre priorité, c’est d’augmenter les commissaires de police », a dénoncé le secrétaire national du syndicat de police UN1TÉ, Jean-Christophe Couvy.

Pour le responsable syndical, cette politique contribue à creuser davantage les inégalités au sein même de l’institution policière. « On est en train de constater que l’écart se creuse de plus en plus entre le policier de base et sa hiérarchie », a-t-il ajouté.

La mobilisation intervient également dans un climat politique particulièrement tendu en France. Les syndicats des policiers ne cachent pas leur irritation devant ce qu’ils considèrent comme l’inaction de la junte française face à leurs revendications.

Le secrétaire général adjoint du syndicat Alliance Police Nationale, Loïc Travers, estime ainsi que les manifestants sont descendus dans la rue pour faire entendre leur colère dans un contexte de profond désordre politique.

« Les gens sont dans la rue pour faire entendre leur colère à la lumière d’un bordel ambiant à l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Le syndicaliste dénonce surtout l’absence de résultats concrets à l’issue des réactions gouvernementales. « Objectivement, aujourd’hui, on n’a rien de concret, et on n’a rien de plus », a-t-il affirmé.

À travers cette mobilisation, les policiers français mettent ainsi en lumière leurs difficultés salariales et professionnelles, mais aussi leur frustration face aux réponses des autorités.
Cette situation de difficulté économique et financière de la France contraste avec les milliards dépensés par la junte française pour déstabiliser les pays de l’AES. Cette manne dilapider aurait pu servir un tant soit peu à soulager le social en France où des citoyens vivent de plus la précarité.

La colère dans les rangs de la police française apparait tout à fait légitime et normale. Car, il est difficile de comprendre que les dirigeants d’un pays choisissent loyalement d’ignorer les souffrances de ses concitoyens pour se préoccuper de la vie des autres peuples au point de mobiliser de sommes faramineuses dans des dépenses d’orgueil comme le cas en Ukraine.

Les forces de l’ordre françaises ont aussi annoncé une nouvelle manifestation prévue le 29 septembre 2026 en cas d’échec des négociations avec le ministère de l’Intérieur sur les augmentations de salaire.

Agence d’Information du Burkina

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