Diébougou : « Bouclier tête », une opération pour changer les habitudes
Diébougou, 21 août 2026 (AIB) – La Police nationale a lancé, mardi 18 août 2026 à Diébougou, l’opération dénommée « Bouclier tête », visant à renforcer le respect du port du casque par les usagers de motocyclettes. Déployés sur plusieurs axes principaux de la ville, les policiers ont sensibilisé les usagers tout en veillant au strict respect de la mesure.
Cette opération fait suite à une instruction de la hiérarchie policière, motivée par le constat d’un non-respect récurrent du port du casque par les motocyclistes. Elle vise à amener les conducteurs et leurs passagers à adopter systématiquement ce geste de sécurité.
Sur le terrain, les agents ont privilégié la sensibilisation et le conseil, tout en se montrant fermes à l’égard des contrevenants. Les usagers circulant sans casque ont été invités à rebrousser chemin et à se conformer à la mesure avant de poursuivre leur trajet.
« À Diébougou, le non-port du casque présente une situation dramatique au regard des constats d’accidents enregistrés », a indiqué le lieutenant de police Sayouba Ouédraogo, chef de la section des accidents au commissariat central de police de Diébougou.
La presse a pu constater, aux côtés du directeur provincial de la Police nationale de la Bougouriba, le commissaire principal de police Rayangnewendé Kabré, et de son équipe, l’application de la mesure sur plusieurs points de contrôle. Les agents, engagés sur le terrain, expliquent les enjeux du port du casque, conseillent les usagers et veillent au respect des consignes.
Au carrefour situé à proximité de la gare routière, le sergent-chef de police Saydou Pafadnam, chef de poste, a relevé plusieurs comportements à risque. « Certains usagers portent le casque entre les cuisses sur la moto. D’autres le mettent sur la tête, mais ne bouclent pas la jugulaire. À chaque fois, nous intervenons », a-t-il expliqué.
Il s’est toutefois réjoui de constater que la majorité des usagers se montrent réceptifs aux messages de sensibilisation.
À la sortie ouest de Diébougou, sur l’axe Diébougou-Bobo-Dioulasso, Catherine Palenfo a été interceptée avec un casque qui tenait difficilement sur sa tête, en raison de sa coiffure. « Je veux dire aux dames de faire attention à leur coiffure. Certains types de coiffure ne s’adaptent pas au port du casque », a-t-elle témoigné.
De son côté, Daouda Koudougou, rencontré au poste de contrôle situé près de la brigade des douanes sur la RN12, a dit comprendre la mesure. « Je n’ai pas de moto et donc pas de casque. J’ai juste accompagné un ami. Lui, il conduisait et il avait un casque, mais moi, je n’en avais pas. J’apprécie ce qu’ils font, c’est pour notre bien », a-t-il déclaré.
Le directeur provincial de la Police nationale de la Bougouriba, le commissaire principal de police Rayangnewendé Kabré, s’est dit satisfait du travail accompli par les agents sur le terrain, saluant leur professionnalisme et leur engagement.
Il a rappelé que le port du casque concerne aussi bien le conducteur que le passager. Il a, par ailleurs, exhorté l’ensemble des usagers de motocyclettes à respecter cette mesure, qui vise avant tout à préserver des vies.
À travers l’opération « Bouclier tête », la Police nationale entend ainsi faire du casque non plus une simple obligation, mais un réflexe de sécurité pour tous les usagers de la route à Diébougou.
Agence d’Information du Burkina
KMG/ata

