Burkina : Le Président Ibrahim Traoré invite les africains à prouver par le travail et la science qu’ils ne sont pas des « pays de merde »
Bobo-Dioulasso, 17 sept. 2026 (AIB) – Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré a invité le vendredi 11 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso, les africains à prouver au monde par le travail et la science qu’ils ne sont pas des « pays de merde ».
Dans sa déclaration à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, le vendredi 11 septembre 2026, le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré a rappelé les propos du Président américain Donald Trump qui qualifiait il y a quelques années, les États africains de « pays de merde ».
« En son temps, cela m’a beaucoup fait mal », a confié le Président Traoré « mais en analysant la situation », il estime que Trump « n’a peut-être pas tort ». Pour le Capitaine Traoré, les propos de Trump peuvent se justifier par l’attitude même des africains qui ont pris l’habitude lorsque leurs femmes enceintes sont presque à terme, d’aller fait naître leurs enfants aux États-Unis pour avoir la nationalité américaine pour ces enfants.
Cette conduite qui n’honore pas les africains a été interdite par le Président américain et le Chef de l’État Ibrahim Traoré s’en réjouit. « Donald Trump a mis fin à ça, moi je le félicite pour ça. C’est très bien. C’est l’un des actes que j’ai appréciés parce qu’il faut qu’on arrête nous-mêmes de nous auto-flageller, de nous insulter nous-mêmes », a-t-il affirmé.
Pour le Camarade Président Ibrahim Traoré, les enfants africains doivent naitre sur le continent, prendre la nationalité de leurs pays et se battre pour transformer leurs patries au lieu d’aller quémander la nationalité des personnes qui se sont battues pour construire leurs nations. Il a estimé que les propos de Trump font mal mais doivent motiver les africains à se battre par le travail et la science afin de transformer leurs pays comme le Burkina Faso est en train de le faire.
Le Burkina Faso pleinement engagé dans la Révolution progressiste populaire (RPP) depuis le 30 septembre 2022, travaille à son industrialisation et son développement avec ses propres moyens. A cet effet, le Chef de l’État a procédé aux inaugurations du Complexe industriel Textile des Forces armées du Burkina (TEXFORCES-BF) le mercredi 9 septembre 2026 et du complexe d’amphithéâtres construit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ), le vendredi 11 septembre 2026. Ils ont été financés par des fonds burkinabè.
Le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré a renouvelé son invitation aux étudiants burkinabè à embrasser les filières scientifiques. Même ceux qui ont fait des filières littéraires, il leur a conseillé de se reformer dans les filières techniques. Il reconnait qu’on a besoin des littéraires pour faire « passer des messages, conscientiser, faire reculer l’ignorance » mais précise qu’« on n’en a pas besoin beaucoup » car « l’avenir, c’est dans la technique », a-t-il répété.
Le Président Ibrahim Traoré a relevé qu’un investisseur nigérian a été contraint de recruter de la main d’œuvre à l’extérieur de son pays pour sa raffinerie qu’il a mis en place parce qu’il n’y avait pas de ressources humaines qualifiées sur place. Pour le fonctionnement de TEXFORCES-BF et des Industries à venir, le Chef de l’État veut des Burkinabè. « Il faut former la jeunesse à maintenir ces machines, à les faire fonctionner, à les entretenir et à reproduire ces machines », a-t-il insisté.
Il a exprimé sa joie de constater que des étudiants ont participé aux travaux de construction du complexe de l’amphithéâtres et que son équipement ait été assuré par des artisans burkinabè. Ce qui a permis de maintenir au pays au profit des Burkinabè, les milliards qui ont servi aux travaux de construction et d’équipements. « C’est ça la révolution économique également. Et nous sommes en mesure de le faire », a-t-il affirmé.
Le Chef de l’État prévoit la construction d’ici la fin de l’année « d’une industrie de tannerie » par l’expertise burkinabè. Il a annoncé que le Burkina Faso ne va plus importer de matières pour fabriquer le ciment parce que nous avons tout le matériel sur place et nous avons le cerveau nécessaire pour les transformer ici et pour participer à la construction de notre pays. « Je crois en la jeunesse, je crois en vos capacités. Croyez en vous et apprenez », a-t-il souligné.
Agence d’Information du Burkina
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