Burkina : l’Association LYDIE offre du matériel de plus de 8,4 millions à la Cour de solidarité de Paspanga

Burkina : l’Association LYDIE offre du matériel de plus de 8,4 millions à la Cour de solidarité de Paspanga

Ouagadougou, 11 août 2026 (AIB) – L’Association LYDIE, bras social du Centre international d’évangélisation (CIE), a offert, mardi, du matériel et des équipements d’une valeur de plus de 8,4 millions de francs CFA à la Cour de solidarité de Paspanga, afin d’améliorer les conditions de vie des femmes pensionnaires et de renforcer leur autonomisation.

La remise de ce don, destinée aux 57 femmes actuellement accueillies à la Cour de solidarité de Paspanga, s’inscrit dans le cadre d’une démarche de solidarité en faveur des personnes en situation de vulnérabilité et d’exclusion sociale.

Le matériel offert comprend notamment la réfection de foyers pour la préparation des repas, la pose de deux extracteurs d’air dans la salle de garde, l’installation de 44 ventilateurs, de deux climatiseurs dans le bureau administratif et de trois téléviseurs.

Le don comprend également des étagères pour le rangement des effets, 62 matelas en skaï, des intrants destinés à la fabrication du soumbala, des cartons de savons, des plats ainsi que divers matériels.

La présidente de l’association LYDYE, la docteure Hortense Karambiri a indiqué que cette action ne constituait pas un simple don matériel, mais un geste destiné à rappeler aux pensionnaires qu’elles « comptent », qu’elles ont de la valeur et qu’elles ne sont pas oubliées.

« Un matelas, c’est peut-être simplement un objet. Mais pour quelqu’un qui a besoin de repos, c’est une dignité retrouvée », a-t-elle illustré, ajoutant que les équipements doivent contribuer à améliorer le quotidien des pensionnaires et à leur redonner davantage d’autonomie et d’espérance.

La docteure Karambiri a expliqué que cette initiative faisait suite à une visite effectuée le 2 juin 2026 à la Cour de solidarité de Paspanga, en collaboration avec les services techniques du ministère de la Famille et de la Solidarité, en présence de l’ancienne ministre de la Justice, Joséphine Ouédraogo, présentée comme l’une des initiatrices des Cours de solidarité sous la Révolution d’août 1983.

À cette occasion, l’Association LYDIE avait déjà apporté des produits alimentaires et non alimentaires aux pensionnaires.

« J’avais pris le temps de m’asseoir, d’échanger, d’écouter ces mamans », a-t-elle relaté, soulignant que ces échanges lui avaient permis de mieux comprendre leurs difficultés, leurs aspirations et surtout leur résilience.

.Pour la responsable de l’Association LYDIE, les bénéficiaires ne doivent pas être définies uniquement par les épreuves qu’elles ont traversées.

Elle les a invitées à « continuer à relever la tête et à avancer », à cultiver l’entraide et à ne pas considérer leur situation actuelle comme une détermination définitive de leur valeur ou de leur avenir.

Elle a également appelé à faire de la solidarité une responsabilité collective, invitant les citoyens, les associations, les ONG, les entreprises, les communautés religieuses et les autres forces vives à agir en faveur des personnes vulnérables.

« La solidarité ne peut pas être seulement une réaction ponctuelle face à la souffrance. Elle doit devenir une culture, une valeur, un engagement », a-t-elle soutenu.

Le secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Émile Zabsonré, a, pour sa part, exprimé la reconnaissance du département ministériel à l’Association LYDIE pour son « précieux appui » à la Cour de solidarité de Paspanga.

Il a rappelé que la structure, créée en 1985 sous la Révolution, constitue un cadre de protection et de solidarité au profit des personnes en situation de vulnérabilité et d’exclusion sociale.

Initialement destinée à accueillir les personnes en situation de mendicité à Ouagadougou, sa mission s’est progressivement élargie, notamment à partir de 1994, aux personnes victimes d’accusations de sorcellerie et d’autres formes d’exclusion sociale, particulièrement les femmes âgées.

Selon M. Zabsonré, les 57 pensionnaires accueillies actuellement bénéficient, au-delà de l’hébergement, d’un accompagnement psychosocial, de médiations et de retours en famille, d’activités d’information, d’éducation et de communication ainsi que d’activités génératrices de revenus.

Il a cité notamment l’élevage de volailles, la filature du coton, la préparation et la commercialisation du soumbala et la gestion d’un jardin potager.

Le secrétaire général a estimé que l’appui de l’Association LYDIE, évalué à plus de 8,4 millions de francs CFA, contribuera à améliorer les conditions d’accueil et d’accompagnement des pensionnaires et à consolider les initiatives en faveur de leur autonomisation et de leur réinsertion sociale et économique.

« Votre action illustre parfaitement la nécessité d’une solidarité agissante et d’une synergie d’action entre les pouvoirs publics, les organisations de la société civile et les partenaires », a-t-il déclaré.

Au nom des pensionnaires, leur représentante a exprimé leur profonde gratitude aux donateurs, soulignant leur grande joie face à l’importance du matériel reçu.

Elle a formulé des bénédictions à l’endroit de l’Association LYDIE, de ses responsables et de l’ensemble de la délégation, souhaitant notamment la paix et la sécurité au Burkina Faso.

La cérémonie a été l’occasion pour les responsables de l’Association LYDIE de réaffirmer leur engagement à accompagner, dans la mesure de leurs possibilités, les personnes vulnérables et à contribuer à la construction d’une société burkinabè plus inclusive, fraternelle et solidaire.

Agence d’information du Burkina
GIP/VAT/yos

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