Burkina : L’ANEVE et ses partenaires se concertent pour renforcer leur collaboration et promouvoir les bonnes pratiques professionnelles

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Burkina : L’ANEVE et ses partenaires se concertent pour renforcer leur collaboration et promouvoir les bonnes pratiques professionnelles

Ouagadougou, 20 août 2026 (AIB)-L’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) et les bureaux d’études et consultants agréés se sont réunis, jeudi à Ouagadougou, pour promouvoir les bonnes pratiques professionnelles et rappeler les obligations réglementaires liées à l’exercice des activités de consultation en évaluation environnementale et sociale au Burkina Faso.

« Pour pouvoir valider des études environnementales et sociales, il y a des difficultés qui jalonnent le processus. C’est au regard de cela qu’il est nécessaire de se rencontrer pour échanger », a indiqué le secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Environnement, Yassia Kindo.
Pour faciliter et accompagner les activités dans le domaine de l’évaluation environnementale et sociale, l’autorité a décidé de réduire le délai de délivrance des avis, qui passe de près de 126 jours à 26 jours.

Pour le SGA, il était nécessaire de partager ces informations avec les acteurs et d’examiner la faisabilité de la mise en œuvre concrète du nouveau dispositif de délivrance des avis aux partenaires.
Cette réduction drastique des délais implique, selon le camarade Kindo, notamment la numérisation des procédures. « Une plateforme numérique dénommée « Sinadeve » a été conçue et devait être présentée aux participants au cours de l’atelier. Elle permettra aux consultants et aux bureaux d’études d’accéder aux services concernés, de soumettre leurs dossiers et de suivre leur traitement à travers un dispositif dématérialisé », a-t-il précisé.

Selon lui, les échanges portent également, entre autres, sur les faiblesses méthodologiques, le non-respect des termes de référence et la conduite insuffisante des consultations publiques.
Yassia Kindo a par ailleurs appelé les bureaux d’études et les consultants à davantage de rigueur, tout en rappelant que la délivrance d’un agrément implique une responsabilité à la fois technique et éthique.

« Si on valide avec des insuffisances, par la suite, nos populations vont en payer le prix », a-t-il averti, soulignant ainsi la nécessité de disposer d’études de qualité.

Il a indiqué que l’ANEVE avait traité près de 1 700 rapports au cours de l’année 2025, un volume qui témoigne de l’importance de la charge de travail et de la nécessité d’améliorer la qualité des dossiers soumis.
« Cette décision vient à point nommé pour nous en tant qu’acteurs des évaluations environnementales et sociales parce que ça nous permettra encore d’aller très vite dans le traitement des dossiers », s’est réjoui le secrétaire général de l’ANEVE, Karim Seri.

Le camarade Seri a salué la décision du gouvernement de réduire le délai de traitement des dossiers pour la délivrance des avis, estimant que les délais appliqués par le passé pouvaient ralentir le traitement des dossiers et, par conséquent, retarder la mise en œuvre des projets concernés.
« Il faut le dire, les délais sont réduits, mais il faut encore aussi que les bureaux d’études s’y mettent pour qu’on puisse aboutir, en tout cas, à de très bons résultats », a-t-il plaidé.

Agence d’Information du Burkina
OB/yos

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