BURKINA-PALUDISME-CAMPAGNE-LUTTE
Burkina/CPS+ : Le ministre de la Santé appelle à faire bénéficier tous les enfants éligibles des médicaments
Ouagadougou, 20 août 2026 (AIB)- Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a appelé Vendredi à Saponé, les Burkinabè à veiller à ce que tous les enfants éligibles bénéficient des médicaments de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS+), dont le deuxième passage se déroule du 20 au 23 août 2026 sur toute l’étendue du territoire national.
« Pour nous, la priorité absolue, c’est de faire en sorte qu’un enfant éligible à la CPS ne soit mis de côté dans le cadre de la prévention contre le paludisme », a déclaré le ministre lors du lancement officiel de l’opération.
Prévu du 20 au 23 août 2026, ce deuxième passage de la campagne nationale concerne plus de 5 millions d’enfants à travers le Burkina Faso, dont environ 4,8 millions âgés de 3 à 59 mois et plus de 300 000 enfants de 5 à 9 ans.
Le ministre Kargougou s’est réjoui du bon déroulement de l’opération à Saponé, où il a constaté la mobilisation des agents de santé à base communautaire et leur engagement à sensibiliser la population sur l’importance de la prise des médicaments.
« Cela nous montre toute la puissance de la santé communautaire », a-t-il souligné, invitant les Burkinabè à faire confiance aux agents de santé et à bien les accueillir dans les concessions.
Selon le ministre, l’administration des médicaments s’effectue gratuitement sur trois jours. Le premier jour, la prise est supervisée par l’agent de santé à base communautaire. Les deuxième et troisième jours, les mères ou gardiennes d’enfants assurent elles-mêmes l’administration des médicaments, à la même heure que le premier jour.
Au-delà de la chimio-prévention, la CPS+ intègre également la destruction des gîtes larvaires, le dépistage de la malnutrition par les agents de santé à base communautaire ainsi que la prise en charge des cas identifiés.
« Si nous détruisons les gîtes larvaires, si nous faisons en sorte que les enfants, les mères et l’ensemble des Burkinabè dorment sous des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action, évidemment, nous allons certainement gagner la bataille contre le paludisme », a déclaré Dr Kargougou.
Il a salué les changements de comportement observés au sein des communautés, notamment en matière de destruction des gîtes larvaires. Dans une concession visitée à Saponé, le ministre Kargougou a notamment constaté la présence de canaris renversés, signe, selon les équipes de terrain, d’une meilleure appropriation des mesures de prévention par la population.
Le ministre de la Santé a, par ailleurs, exhorté les mères et gardiennes d’enfants à respecter les trois jours de prise des médicaments et à maintenir les autres mesures préventives, notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnées et la destruction des gîtes larvaires.
Pour le médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Saponé, Liliane Bambara, les différentes interventions de lutte contre le paludisme ont contribué à améliorer la situation épidémiologique dans le district.
« En 2023, on avait 63 000 cas de paludisme. En 2024, on a eu une baisse d’environ 7,2 % des cas », a-t-elle indiqué.
Elle a également relevé qu’entre 2023 et 2025, une baisse d’environ 1,9 % des cas a été enregistrée, attribuant ces résultats aux « efforts conjugués » et à la combinaison des différentes interventions de lutte contre le paludisme.
Le MCD a particulièrement insisté sur les effets de la lutte anti-larvaire qui, selon elle, ont favorisé une prise de conscience au sein des communautés.
« Les gîtes larvaires sont de plus en plus détruits. Cela impacte positivement la situation épidémiologique », a-t-elle affirmé.
Agence d’Information du Burkina
NO/yos

