roi : » Coala Naaba a donné un bonnet pour souhaiter bonne fête au chef. »
À chaque annonce, les assistants royaux répondent en chœur : « Bonne arrivée ! »
Il est 14h04. Le soleil frappe durement la cour royale. Pourtant, personne ne bouge. Chefs et délégations demeurent accroupis à même le sol.
Dans le rang, le chef du village de Konyonkloanga, un inspecteur de l’Enseignement primaire à la retraite, finit par sortir une serviette afin de protéger sa tête des rayons brûlants.
Les rites se poursuivent toujours. Le Boussouma revient une nouvelle fois devant le roi sous le regard attentif de son notable.
Après cette séquence, le pain de singe et le dolo sont distribués aux chefs de villages et aux membres de la délégation du Boussouma.
Puis intervient une autre sortie du Boussouma. Cette fois, il s’agit de la dégustation du dolo. Mais ici encore, le protocole demeure strict : avant lui, son notable prend d’abord une gorgée.
Après cette étape, les ministres du roi viennent à leur tour présenter leurs salutations au souverain.
À 14h26, après une heure d’intenses rites traditionnels, Naaba Koanga se lève. Le Roi avance majestueusement vers son palais sous les regards admiratifs des participants.
Les délégations commencent progressivement à se retirer. Naaba Koanga est raccompagné avec des sons de tam-tam et des danses vers sa résidence à partir de la porte nord de son palais.
Le cérémonial prend fin. Place désormais aux réjouissances populaires.
S’exprimant à l’issue de la cérémonie, Naaba Koanga a rappelé la portée symbolique du Basga.
« Le Basga est une fête en prélude à la campagne agricole. Des rituels ont été réalisés par le Boussouma avant de nous transmettre le pain de singe que vous avez vu. Au-delà du simple pain de singe, c’est tout un symbole rituel ».
Le Roi a également lancé un appel à l’unité : « Nous invitons les populations à rester toujours unies, à demeurer solidaires afin qu’ensemble nous puissions vaincre l’ennemi commun. Je remercie également le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que l’ensemble de son gouvernement pour le travail abattu », a-t-il conclu.
C’est sur ces mots de Naaba Koanga que le Basga 2026 referme ses portes à Zandkoom. Rendez-vous en début de la saison des pluies l’année prochaine.
Agence d’Information du Burkina
Asmado RABO

