AES : les ministres du Genre lancent à Ouagadougou une Plateforme régionale des femmes
Ouagadougou, 13 août 2026 (AIB) – Les travaux de la deuxième réunion des ministres chargés du Genre de la Confédération des États du Sahel (AES) se sont achevés, mercredi à Ouagadougou, avec le lancement officiel de la Plateforme régionale des Organisations de femmes de l’AES.
Prenant la parole pour le mot de clôture, la Ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré a salué trois jours d’échanges « riches, francs et porteurs d’espérance » entre les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Elle a insisté sur le rôle central des femmes dans la construction d’un « espace sahélien souverain, résilient et prospère », rappelant que la souveraineté des États confédérés ne saurait se construire sans elles.
La ministre burkinabè a présenté la nouvelle plateforme régionale comme un cadre permanent de dialogue, de solidarité et de mobilisation destiné à porter l’action des organisations féminines des trois pays au-delà des frontières administratives.
Elle a par ailleurs adopté, au nom des participants, la Déclaration de Ouagadougou, désormais feuille de route commune des trois États.
Prenant la parole à sa suite, la Ministre nigérienne de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a rappelé les acquis de la Déclaration de Niamey adoptée il y a un an, réaffirmant l’engagement du Niger à poursuivre l’opérationnalisation de cette feuille de route.
Pour sa part, la Ministre malienne de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djénéba Sanogo, a plaidé pour un modèle AES reposant sur cinq piliers : protection des femmes et des filles, participation aux prises de décision, autonomisation économique, production de données désagrégées et financement durable.
Elle a appelé à traduire la Feuille de route 2025-2028 en actions budgétisées et mesurables.
Les trois ministres ont exprimé leur gratitude aux experts, aux organisations féminines, aux agences du Système des Nations Unies et aux partenaires techniques et financiers ayant contribué à la tenue de cette rencontre.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos

