Ouagadougou : Poursuivi pour vol de téléphones portables, un apprenti chauffeur relaxé au bénéfice du doute

Ouagadougou : Poursuivi pour vol de téléphones portables, un apprenti chauffeur relaxé au bénéfice du doute

Ouagadougou, 05 nov. 2026 (AIB)-I.D., un apprenti chauffeur de vingt et un ans poursuivi pour le vol de trois téléphones portables, a été relaxé au bénéfice du doute, le mardi 27 octobre 2026 par le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I, faute de preuves suffisantes pour établir sa culpabilité.

À la barre, le prévenu n’a pas reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il était poursuivi pour le vol présumé de trois téléphones portables de marques Redmi, Infinix et iPhone, commis courant 2026.

Pour sa défense, I.D. a expliqué qu’il était malade et couché à l’entrée d’une gare où il menait ses activités, lorsqu’un oncle qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, conducteur de tricycle, l’a aperçu et est allé à sa rencontre.
« On a discuté ensemble un moment et, en partant, il m’a remis un téléphone de marque Redmi en me disant de vérifier le connecteur de charge », a relaté le prévenu. Selon lui, ce parent souhaitait qu’il remette l’appareil en état et y introduise une puce, afin de pouvoir le joindre et connaître son domicile.

À l’en croire, il lui a fallu deux mois pour réparer le téléphone, après quoi il a constaté que l’écran était cassé. Il affirme avoir déboursé 13 000 F CFA pour le remplacer.

Interrogé sur sa situation familiale, I.D. a déclaré que ni son oncle ni aucun autre membre de sa famille, qui réside dans une autre localité, ne savait qu’il était détenu à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) depuis un mois et huit jours.
Le propriétaire présumé du téléphone Redmi, identifié par les initiales B.A., a pour sa part affirmé que le père du prévenu était informé de la situation de son fils. Il dit avoir échangé avec lui alors que celui-ci se trouvait au Ghana, avant son retour à Ouagadougou. Les deux hommes ne se seraient toutefois jamais rencontrés.
Selon la version de B.A., le vol serait survenu une nuit, entre 2 h et 3 h du matin. Après une longue journée de travail, il discutait devant une gare avec un ami lorsqu’ils se sont tous deux endormis. À son réveil, il a constaté la disparition de son téléphone. Malgré leurs recherches, les deux hommes ne l’ont pas retrouvé.

« Deux à trois semaines après, je l’ai vu avec mon portable et je l’ai confronté », a-t-il déclaré. Cette confrontation a conduit à l’intervention de la police et à l’interpellation du prévenu.
Invité à expliquer comment il avait reconnu son téléphone, B.A. a évoqué une fissure sur l’appareil. Il a reconnu n’avoir pas retrouvé le reçu attestant qu’il en était le propriétaire, et a dit souhaiter simplement récupérer son bien.
Estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir la culpabilité de I.D., le procureur du Faso a requis sa relaxe au bénéfice du doute, ainsi que la restitution des scellés, dont le téléphone réclamé par B.A.

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public et prononcé la relaxe du prévenu.

« Nous allons vous laisser partir, mais nous sommes convaincus que nous allons nous revoir ici si c’est votre travail », a lancé le juge à l’endroit de I.D.

Agence d’information du Burkina
ZS/ata
Attention : Photo générée par IA

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