BOBO-DIOULASSO – SANTE – OMS – FORMATION
Houet : Des acteurs de la santé outillés sur la gestion des afflux massifs de victimes
Bobo-Dioulasso, 3 nov. 2026 (AIB) – Des acteurs sanitaires et des services de secours ont pris part, le samedi 31 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, à un exercice pratique de simulation portant sur la gestion des afflux massifs de victimes, en vue de renforcer la coordination des interventions et d’améliorer la prise en charge des blessés en situation d’urgence.
Organisé dans le cadre d’une formation initiée par le ministère de la Santé avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cet exercice a permis aux participants de mettre en pratique les connaissances acquises au cours des sessions théoriques organisées du 26 au 31 octobre 2026.
Selon le directeur régional de la santé du Guiriko, Issa Konaté, cette initiative répond à la nécessité de renforcer les capacités des acteurs de terrain face aux incidents liés notamment au contexte sécuritaire et humanitaire du pays. « L’objectif est que, si un incident survenait, la gestion des blessés puisse se faire de façon synergique entre les différents secteurs, afin de sauver des vies efficacement », a-t-il expliqué. Issa Konaté a salué l’accompagnement des partenaires et souhaité sa poursuite pour permettre à d’autres personnels de bénéficier également de ces formations.
Pour le chargé de mission du ministère de la Santé, Dr Simon Sanou, la réponse aux situations catastrophiques nécessite la mobilisation coordonnée des ressources humaines, financières et logistiques. Il a souligné que la simulation vise notamment à tester la capacité des sapeurs-pompiers, du Service d’aide médicale urgente (SAMU) et des structures sanitaires à communiquer et à intervenir de manière complémentaire, afin de réduire les délais d’intervention et d’améliorer la prise en charge des victimes.
Sur le terrain, le commandant de la deuxième compagnie d’incendie et de secours de Bobo-Dioulasso, Simplice Ouédraogo, a expliqué que l’intervention des sapeurs-pompiers repose notamment sur le déclenchement du plan rouge et le déploiement d’un poste médical avancé (PMA). Le dispositif prévoit le regroupement des victimes, leur identification selon le degré d’urgence et leur transfert vers le poste médical avancé, où s’effectue le tri avant l’évacuation vers les centres hospitaliers.
Pour sa part, la chargée des urgences sanitaires au bureau pays de l’OMS au Burkina Faso, Dr Inès Evelyne Da, a indiqué que son Institution accompagne le ministère de la Santé sur les plans technique, logistique et administratif. Les informations recueillies au cours de la simulation permettront à l’OMS de formuler des recommandations au ministère de la Santé afin de renforcer les dispositifs testés et d’améliorer leur efficacité en cas d’urgence de santé publique.
Agence d’Information du Burkina
OH/wis

