Burkina : la « Ligue de la Souveraineté » veut faire jouer toutes les régions et créer 740 emplois directs

Burkina : la « Ligue de la Souveraineté » veut faire jouer toutes les régions et créer 740 emplois directs

Ouagadougou, 25 oct. 2026 (AIB) – Le responsable exécutif de la Ligue de la Souveraineté, Adama Guira, a présenté, samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou, le format de la compétition, qui prévoit la participation des 17 régions du pays et la création de 740 emplois directs avec un salaire minimum de 300 000 franc CFA pour les membres de chaque Staff régional.

Selon Adama Guira, le championnat réunira 17 équipes régionales, auxquelles s’ajouteront des équipes supplémentaires pour le Kadiogo et le Houet, soit 20 au total, réparties en deux poules de 10.

Il a souligné que les équipes porteront des noms ancrés dans la culture locale plutôt que ceux des villes, et annoncé que la phase pilote doit courir de janvier à juin, avec 18 matchs aller-retour par équipe.

Le responsable exécutif a affirmé que les quatre premiers de chaque poule se qualifieront pour un tournoi final à huit, organisé en alternance à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Les matchs en régions sont envisagés progressivement, avec l’objectif que toutes les régions disposent d’un stade homologué d’ici 2028.

S’inscrivant dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, ce nouveau championnat aux couleurs de la décentralisation burkinabè entend rompre avec un football concentré à 80 % à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, et redonner leur chance aux talents des régions.

Le camarade Guira a souligné que les joueurs sélectionnés doivent obligatoirement être burkinabè et âgés de 16 ans minimum. « Ils seront tous liés par des contrats écrits, payés douze mois sur douze et couverts par une assurance maladie et accident », a-t-il indiqué, expliquant qu’au moins 50 % d’entre eux devront être des joueurs « locaux » de la région.

« Chaque équipe disposera d’un encadrement de sept personnes, notamment un entraîneur, un préparateur physique, un kinésithérapeute, un médecin et un intendant, rémunérées au minimum 300 000 F CFA. Aucun diplôme n’est exigé pour candidater, afin de révéler des entraîneurs de quartier », a-t-il confié.

Il poursuit en soulignant que les organisateurs promettent un contrôle indépendant et une gouvernance transparente, par la mise en place d’un conseil d’administration, d’une direction exécutive, de commissions d’audit et de discipline et d’une chambre d’appel. Ils annoncent aussi une base de données nationale pour alimenter les sélections nationales, des associations de joueurs par région et un accompagnement à la reconversion.

Il a enfin terminé en évoquant le souhait que chaque match devienne une fête régionale mêlant gastronomie et culture.

Agence d’information du Burkina
NAK/yos

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