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Guiriko : L’ABEA rencontre des acteurs de la recherche, de la formation et de la santé pour promouvoir l’énergie nucléaire à Bobo-Dioulasso
Bobo-Dioulasso, 24 oct. 2026 (AIB)-L’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA) a effectué, du 21 au 23 octobre 2026, une tournée à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, afin de promouvoir les applications pacifiques des technologies nucléaires et d’explorer des possibilités de collaboration avec les structures de recherche, de formation et de santé. La visite de communication a eu pour but de favoriser les échanges, l’innovation et les sensibilisations autour de l’énergie nucléaire.
Conduite par son directeur général, Harouna Sawadogo, la délégation a visité l’insectarium, l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), le Centre Muraz, l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) et le centre de radiothérapie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala. « La science est au service du développement et l’ABEA a pour objectif de promouvoir cette science-là au profit du développement du Burkina Faso », a déclaré Harouna Sawadogo. Il a salué la qualité des infrastructures visitées et l’engagement des acteurs rencontrés à exploiter les possibilités offertes par les technologies nucléaires.
À l’insectarium, le directeur de l’entomologie et de la lutte contre les maladies animales à vecteurs, le Dr Soumaïla Pagbelguem, a présenté les travaux de production de mouches tsé-tsé et l’utilisation de la technique de l’insecte stérile pour lutter contre ces insectes. Selon lui, plus de 10 millions de mâles stériles ont été envoyés au Sénégal pour soutenir les programmes d’éradication. « Nous ne nous limitons pas uniquement à élever, à éradiquer les mouches tsé-tsé », a-t-il précisé, évoquant également les recherches sur la lutte contre les moustiques vecteurs de la dengue et les insectes nuisibles aux fruits.
Il a aussi fait état d’une initiative menée avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur l’irradiation des aliments, notamment pour faciliter leur conservation et préserver la qualité des fruits destinés à l’exportation. Le directeur régional de l’INERA, Omer Sacamba Aimé Hema, a pour sa part, souligné l’intérêt des technologies nucléaires pour la sélection végétale et animale, la protection des cultures et la préservation de l’environnement. « Nous envisageons déjà rencontrer l’agence en novembre 2026 pour voir ensemble ce que, de façon concrète, nous pouvons faire », a-t-il indiqué.
Pour ce qui est du centre Muraz, le chef du service scientifique et technologique, le Dr Isidor Traoré, a salué une démarche permettant aux structures de présenter leurs missions et d’explorer des pistes de coopération. Il a notamment évoqué les possibilités de formation et de renforcement des capacités des chercheurs. A l’Université Nazi Boni, une conférence publique sur les applications nucléaires en santé et en agriculture s’est également tenue le 22 octobre.
Elle a permis d’aborder les applications du nucléaire dans la santé humaine et l’agriculture. Le président de l’université, Hassan Bismarck Nacro, a relevé que cette initiative contribue à mieux faire connaître le nucléaire civil, souvent confondu avec ses applications militaires.
La visite de la radiothérapie du CHU de Pala a marqué la fin de la tournée. Guidée par le spécialiste en oncologie-radiothérapie, le Dr Esdras Zongo, elle a permis à la délégation de s’informer sur la prise en charge des patients atteints de cancer. À travers cette tournée, l’ABEA cherche à poursuivre la vulgarisation des applications pacifiques des technologies nucléaires et encourager les collaborations susceptibles de contribuer au développement socio-économique du Burkina Faso.
Agence d’information du Burkina
RBK/wis

