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Ouagadougou : poursuivi pour usage d’un faux billet, un vendeur ambulant de 19 ans relaxé
Ouagadougou, 21 oct. 2026 (AIB)-Un vendeur ambulant de dix-neuf ans, poursuivi pour usage d’un faux billet de dix mille francs CFA, a été relaxé par le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I, après un court séjour à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Cette affaire montre comment l’ignorance ou un geste en apparence banal peut parfois conduire derrière les barreaux.
Un jeune vendeur ambulant a comparu le 23 septembre 2026 devant le TGI Ouaga I.
Malgré l’absence de micro, qui rendait les échanges difficiles à suivre, l’AIB a pu noter que le prévenu, A. O., vend des sacs à cinq mille francs CFA l’unité. Au cours de l’une de ses tournées, il est tombé sur un autre commerçant, visiblement âgé, qui proposait des maillots. Nous le désignerons par les initiales S. A.
« Il est venu vers moi et il m’a dit qu’il voulait une tenue. Je lui ai répondu que ça coûtait 2 500 F CFA, et il a tenté de m’expliquer qu’il ne comprenait pas le mooré », a relaté cet homme à la silhouette svelte, qui a comparu en qualité de.
A. O. lui aurait tendu le billet de dix mille francs CFA sans discuter. Constatant qu’il s’agissait d’une contrefaçon, S. A. aurait d’abord froissé le billet, avant de menacer de le déchirer. Le prévenu lui aurait demandé de ne pas le faire.
Le commerçant aurait ensuite conduit le jeune homme vers un agent de police qui se trouvait à proximité. A. O. a par la suite été conduit dans un commissariat de la ville, puis placé sous mandat de dépôt à la MACO.
Interrogé par le tribunal, S. A. a estimé que A. O. était innocent. Selon lui, le jeune vendeur avait lui-même été trompé par un client indélicat qui lui aurait acheté deux sacs.
Dans son réquisitoire, le procureur du Faso a relevé qu’il était difficile de prouver que le prévenu avait utilisé la coupure en connaissance de cause. Tenant compte également du fait qu’il comparaissait pour la première fois, il a requis sa relaxe.
« Le tribunal a décidé de te laisser partir. Tu seras libéré aujourd’hui. Ou bien tu veux rester avec nous ? Posez-lui la question », a déclaré le président du tribunal à l’interprète du prévenu, qui semblait s’exprimer en langue peule.
Sans hésiter, A. O. a choisi la liberté, sourire aux lèvres et l’air soulagé.
« Maintenant, il faut aller vendre de la viande grillée et tu laisses les sacs », a lancé le président du tribunal, sur le ton de la plaisanterie.
Agence d’information du Burkina
ZS/ata

