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Zondoma/Refondation de l’école burkinabè : Entre espoir et défis de terrain, le Pacte NEKRE accueilli avec enthousiasme à Tougo
Tougo, 20 oct. 2026 (AIB) – Accueilli comme un souffle d’espoir par le monde éducatif de la commune de Tougo dans la province du Zondoma, le Pacte NEKRE pour la refondation de l’école burkinabè suscite une forte adhésion de principe. Toutefois, sur le terrain, responsables d’établissements et encadreurs pédagogiques insistent sur une urgence : passer des engagements théoriques aux actes concrets.
Lancé officiellement le 17 octobre 2026 à Kaya, le Pacte NEKRE ambitionne de repenser en profondeur le système éducatif du Burkina Faso. Axé sur la souveraineté nationale et la mobilisation des ressources endogènes, ce projet entend répondre durablement aux défis majeurs de l’enseignement.
Une vision stratégique saluée par les praticiens
Au lycée départemental de Tougo, le proviseur Inoussa Kafando, Administrateur des lycées et collèges, qualifie l’initiative de « bienvenue ». Il salue particulièrement la volonté des plus hautes autorités de redynamiser l’enseignement technique et professionnel, de revaloriser la profession d’enseignant et d’exiger une éthique rigoureuse dans la formation. Néanmoins, le camarade Kafando rappelle que le succès de ce pacte reposera sur sa vulgarisation et sur la poursuite active de la décolonisation des savoirs : « Le Pacte NEKRE est une initiative bienvenue, mais sa réussite dépendra de sa vulgarisation et de l’implication effective de tous les acteurs de l’éducation. » à t-il relevé.
Le défi majeur de l’opérationnalisation
Un constat partagé par l’Inspecteur de l’Enseignement primaire et de l’Éducation non formelle, Ousseni Ouédraogo. Tout en adhérant aux orientations stratégiques, il pointe du doigt le fossé qui sépare souvent les intentions des réalisations : « Théoriquement, il n’y a rien à dire. Le pacte touche les défis réels. Il reste à traduire cette littérature en faits réels. La véritable réussite du pacte se mesurera à sa mise en œuvre concrète sur le terrain. ». Le camarade Ouédraogo exprime, par ailleurs, des réserves quant à la gestion de l’enseignement bi-plurilingue, espérant que les autorités sauront corriger les insuffisances observées jusqu’ici.
Des besoins matériels urgents dans les classes
Sur le plan pratique, les attentes sont tout aussi fortes. Pour Fidèle Guéré, directeur de l’école de Kalcé, ce projet s’apparente à une véritable « bouffée d’oxygène » pour des infrastructures scolaires souvent démunies, confrontées à la pénurie de manuels et de mobilier : « Si l’État concrétise ne serait-ce que la dignité dans chaque école, ce sera une victoire. Mais l’État doit mettre les moyens nécessaires pour y parvenir ».
Un impératif : des résultats perceptibles
Au-delà de leur adhésion globale, le proviseur, l’inspecteur et le directeur d’école convergent vers une exigence commune : le Pacte NEKRE ne pourra réussir sans une appropriation collective, des financements adéquats et des mesures immédiatement perceptibles au quotidien. C’est à cette capacité de transformation réelle que se mesurera la crédibilité de la refondation éducative au Burkina Faso.
Agence d’Information du Burkina
YN/AK-DNK

