Burkina : l’Université Joseph Ki-Zerbo rend hommage au Pr Florent Pèlèga Kieno
Ouagadougou, 19 oct. 2026 (AIB)- La communauté universitaire de l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) a rendu lundi un hommage académique au professeur de physique à la retraite, Pèlèga Florent Kieno, décédé le 14 octobre 2026 à Ouagadougou à l’âge de 72 ans, saluant la mémoire d’un enseignant-chercheur dévoué et d’un scientifique ayant contribué au développement de la physique au Burkina Faso.
La cérémonie organisée à l’Université Joseph Ki-Zerbo, a réuni des responsables universitaires, des enseignants-chercheurs, des étudiants, des collègues, des amis et des membres de la famille du défunt, venus témoigner leur reconnaissance à celui qui a consacré plus de trente ans de sa vie à l’enseignement supérieur.
Né le 31 décembre 1954 à Soaw, dans la province du Boulkiemdé, le professeur Kieno était spécialiste en thermique et en thermodynamique. Admis à la retraite en 2019, il a poursuivi son engagement scientifique en participant notamment à des jurys de soutenance de thèses et de masters.
Membre fondateur du Laboratoire d’énergies thermiques renouvelables (LETRE), il a encadré cinq thèses de doctorat unique et plusieurs mémoires de master. Il est également auteur et coauteur de plus d’une cinquantaine de publications scientifiques parues dans des revues internationales.
Le représentant LETRE, professeur Issa Zerbo a salué les contributions scientifiques, sociales et managériales du disparu, soulignant son rôle dans la cohésion de l’équipe et le développement de la recherche. « Professeur Kieno, homme au tempérament calme, vous avez contribué pour beaucoup à la cohésion que connaît le laboratoire LETRE », a-t-il déclaré.
Ses anciens collègues ont également évoqué un homme calme, bienveillant et profondément attaché à son travail. Le professeur Bathiebo Joseph, qui l’a connu depuis le lycée en 1973, a rappelé leur parcours commun, de leurs études supérieures à Dakar et à Niamey jusqu’à leur carrière à l’Université de Ouagadougou, devenue l’Université Joseph Ki-Zerbo.
Il a notamment souligné la disponibilité du professeur Kieno envers ses étudiants, rappelant qu’à une époque où les enseignants de physique étaient peu nombreux, celui-ci attendait parfois tard dans la soirée que les étudiants terminent leurs travaux pratiques avant de quitter les salles.
Son ami d’enfance, Léonard Ouédraogo, a, pour sa part, témoigné de plus de soixante années d’amitié, depuis leur rencontre en classe de sixième en octobre 1966. Évoquant leur parcours scolaire, leurs études et les liens étroits entre leurs familles, il a décrit un homme doux, qui évitait les conflits et entretenait des relations empreintes de fraternité.
« Kieno Pèlèga Florent, c’est un homme doux. Il n’a pas de problème avec quelqu’un », a-t-il confié, avant de souhaiter que la terre du Burkina Faso soit légère à son ami.
Au nom des anciens étudiants, le Dr Karim Toussakoe a salué l’héritage pédagogique du Pr Pèlèga Florent Kieno, qui enseignait la physique comme une démarche fondée sur la rigueur, l’esprit critique et la vérification des résultats.
« La physique ne se résume pas à une collection de formules. Elle consiste à poser les bonnes questions, à remettre les réponses en doute, à les vérifier et à recommencer », a-t-il rappelé, mettant en lumière l’attachement du disparu à la formation d’esprits capables de raisonner et d’analyser les faits avec méthode.
Au nom de la famille, Kontogon Jacques a exprimé sa gratitude à l’Université Joseph Ki-Zerbo pour l’organisation de cette cérémonie et pour le soutien apporté aux proches du défunt.
Il a rappelé que le professeur Kieno avait consacré une grande partie de sa vie à cette institution, qu’il considérait comme sa maison, tout en soulignant que derrière l’enseignant et le chercheur se trouvait un époux et un père dont la disparition laisse un vide immense.
La famille a également rendu hommage à son engagement professionnel et aux valeurs de travail, de persévérance et de rigueur qu’il a transmises à ses enfants.
À travers les différents témoignages, ses collègues, ses proches et ses anciens étudiants ont salué la mémoire d’un universitaire dont l’héritage scientifique et humain continuera de marquer les générations qu’il a formées.
Le programme des obsèques prévoit le transfert de la dépouille à Soaw, le mardi 20 octobre, où une messe d’absoute sera célébrée à 10 heures, avant l’inhumation prévue à 11 heures au domicile familial.
Agence d’information du Burkina
GIP/yos

