Tenkodogo : les encadreurs pédagogiques invités à traduire les acquis de la CAEP en pratiques de classe

Tenkodogo : les encadreurs pédagogiques invités à traduire les acquis de la CAEP en pratiques de classe

 

Tenkodogo, 23 sept. 2026 (AIB) – La Conférence annuelle des encadreurs pédagogiques (CAEP) 2026 de la région du Nakambé s’est ouverte mercredi à Tenkodogo, sous la présidence du haut-commissaire de la province du Boulgou, Domègbèguiere Constantin Dabiré, représentant le gouverneur Yiyé Abraham Somdo.

Pendant quatre jours, du 23 au 26 septembre, les encadreurs pédagogiques des provinces du Boulgou, du Koulpélogo et du Kouritenga planchent sur le thème : « Élaboration et exploitation des situations d’intégration ».

Dans son allocution d’ouverture, M. Dabiré a rappelé que la CAEP est un cadre privilégié de renforcement des capacités, d’harmonisation des pratiques et d’amélioration des outils pédagogiques. L’enjeu, a-t-il souligné, est de faire en sorte que les savoirs acquis en classe se transforment en compétences d’action, permettant à l’apprenant de mobiliser ses acquis pour résoudre des problèmes concrets de la vie courante.

Le thème secondaire porte sur la « décolonisation des savoirs et l’endogénéisation des curricula d’histoire, de géographie et d’éducation civique et morale », avec pour objectif d’ancrer davantage les apprentissages dans les réalités socioculturelles, historiques et patrimoniales du Burkina Faso.

Le haut-commissaire a invité les participants à faire preuve d’assiduité, de ponctualité et d’esprit constructif, afin que les conclusions des travaux soient directement exploitables sur le terrain.

Pour sa part, le directeur régional de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Nakambé, Pierre Bourbila Silga, a indiqué que cette édition se tient dans un contexte de poursuite de la réforme curriculaire et de généralisation progressive des nouveaux curricula fondés sur l’Approche pédagogique intégratrice (API). Une dynamique qui concernera, à la rentrée 2026-2027, le niveau du cours moyen.

« Une réforme éducative ne prend corps ni dans les documents, ni dans les discours, mais dans les pratiques professionnelles et dans les salles de classe », a soutenu M. Silga. Il a, à cet effet, exhorté les encadreurs à renforcer leur appropriation des nouvelles orientations, à accompagner les enseignants dans l’identification de leurs difficultés et à rechercher avec eux des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Les travaux devront également favoriser le partage d’expériences entre les trois provinces, à travers des exercices pratiques, l’analyse de situations vécues et la mutualisation des bonnes pratiques.

M. Silga a conclu en rappelant que les acquis de la CAEP doivent être réinvestis dans les écoles, avec pour finalité l’amélioration de la qualité des apprentissages. Les autorités ont salué l’engagement des acteurs éducatifs et des partenaires techniques et financiers qui accompagnent la transformation de l’école burkinabè.

 

Agence d’Information du Burkina

SM/ata

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