FLA et JNIM : une alliance contre-nature au service du chaos au Mali (Point de vue)
Ouagadougou, 5 mai 2026 (AIB)-En scellant une alliance de circonstance avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), le Front de libération de l’Azawad (FLA) a levé toute ambiguïté sur sa véritable nature. Derrière le vernis d’un discours politique sur l’autodétermination, se dessine désormais clairement une convergence d’intérêts avec des terroristes responsables de violences massives contre toutes les populations civiles du Mali sans distinction.
Le 25 avril 2026 marque à cet égard un tournant. Cette date restera comme celle où le FLA a franchi une ligne rouge en s’associant ouvertement à une organisation affiliée à Al-Qaïda pour mener des attaques coordonnées sur le territoire malien.
Une alliance qui ne laisse plus de place au doute : le FLA s’inscrit désormais dans une dynamique de déstabilisation assumée et d’obédience terroriste.
Longtemps présenté aux naïfs comme un mouvement politico-militaire aux revendications territoriales, le FLA apparaît aujourd’hui comme un acteur qui alimente l’insécurité qu’il prétend dénoncer.
En multipliant depuis des années, les offensives contre les Forces armées maliennes (FAMa), il a contribué à fragiliser davantage des zones déjà vulnérables, ouvrant ainsi un espace d’expansion aux groupes terroristes.
Face à lui, le JNIM n’entretient aucune ambiguïté. Créé en 2017 à partir de la fusion de plusieurs groupes armés, il poursuit un objectif clair : l’effondrement des États sahéliens et l’imposition d’un ordre fondé sur une interprétation radicale de la charia.
Mais derrière cet argument fallacieux, ce mouvement veut somaliser le Sahel afin d’en faire une zone de non droit et de trafics illicites.
Pour atteindre cet objectif si cher à ses sponsors, le JNIM a adopté un mode opératoire sanguinaire : attaques meurtrières, engins explosifs improvisés, enlèvements, pressions sur les populations civiles et contrôle coercitif de territoires.
Le bilan de ses actions est lourd : pertes humaines considérables, déplacements massifs de populations, destruction d’infrastructures essentielles, fermeture d’écoles et de centres de santé. Dans les zones sous influence terroristes, les libertés fondamentales y compris le droit de vivre, sont réduites à néant.
En s’alignant, même tactiquement, avec une telle organisation, le FLA engage sa responsabilité. Cette collaboration, quelles qu’en soient les justifications, revient à cautionner de facto les méthodes et les objectifs d’un groupe dont les actions meurtrissent l’ensemble des populations du Mali et de celles de l’AES.
Les dirigeants du FLA devront répondre devant l’histoire. Mais d’ores et déjà, ils devront expliquer aux populations de Kidal, de Tombouctou, de Gao et de Ménaka les raisons d’une telle alliance avec ceux-là mêmes qui, hier encore, imposaient par la violence amputations, exécutions sommaires et terreur quotidienne.
Au-delà des discours, les faits sont là : cette convergence entre un mouvement dit indépendantiste et une organisation terroriste, loin d’obtenir une prétendue autonomie, renforce davantage l’étau sur des populations qui ne demandent qu’à vivre en paix et en harmonie entre elles sans distinctions de races, de couleurs ni d’ethnies.
La force d’une Nation réside dans sa grandeur territoriale et l’union de ses populations autour d’un pacte commun et non dans son morcellement pour servir des ambitions personnelles et des intérêts impérialistes.
Le Madiba l’a compris et se bat depuis les premières heures de son indépendance pour garder son large territoire béni, riche de sa diversité ethnique et culturelle.
Tout comme en 2012, des terroristes ont tenté sans succès de s’emparer de Bamako en utilisant le FLA, en 2026, le JNIM et son maudit allié ont échoué.
Une chose est sûre et certaine : Le peuple malien trouvera toujours des ressources pour vaincre tous ses ennemis et avancer vers le chemin du développement durable profitable à toutes ses populations sans distinction.
A cet effet, le Mali bénéficie du soutien sans faille de ses frères de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui ont uni leurs forces pour recouvrer leur souveraineté et leur dignité, longtemps bafouées par les impérialistes et leurs valets locaux.
Agence d’information du Burkina


