Koulpélogo/Yargatenga : le CERFI sensibilise sur les hépatites virales
Yargatenga, 27 avril 2026 (AIB) – Le bureau communal du Cercle d’Études, de Recherches et de Formation Islamiques (CERFI) de Yargatenga a organisé dimanche, une journée de sensibilisation sur les hépatites virales à Cinkansé.
Placée sous le thème « Hépatites virales : comprendre, prévenir et guérir à la lumière de la médecine moderne et de l’Islam », la conférence s’est tenue dans la salle de conférence de l’hôtel Gambaga.
Le conférencier Ousmane Ouédraogo, a d’entrée souligné l’ampleur du phénomène affirmant que « S’il y a une maladie dont on parle beaucoup aujourd’hui, c’est bel et bien l’hépatite ».
Dans son exposé, il a défini l’hépatite comme une inflammation du foie, précisant qu’elle constitue un problème majeur de santé publique. S’appuyant sur les données de Organisation mondiale de la santé, il a indiqué qu’en 2025, environ 257 millions de personnes vivaient avec une hépatite virale, avec 1 à 2 millions de décès liés principalement aux hépatites B et C, les formes les plus graves et les plus répandues au Burkina Faso.
Le communicateur a rappelé qu’il existe cinq types d’hépatites (A, B, C, D et E), mais a axé son intervention sur les hépatites B et C. Ces dernières se transmettent essentiellement par voie sanguine, sexuelle ou de la mère à l’enfant. Il a précisé que d’autres liquides biologiques comme les urines, les larmes ou le lait maternel contiennent de faibles quantités de virus, sans jouer un rôle significatif dans la transmission.
Abordant les manifestations cliniques, Ousmane Ouédraogo a expliqué que la maladie évolue en deux phases : la phase pré-ictérique et la phase ictérique.
La première se caractérise notamment par la fatigue, les douleurs musculaires, les troubles digestifs, les nausées et les vomissements. La seconde phase se manifeste par un ictère (jaunisse), des urines foncées, des selles décolorées et une augmentation douloureuse du volume du foie.
Concernant la prévention, il a insisté sur la vaccination contre l’hépatite B dès la naissance, l’usage du préservatif et le respect des mesures d’hygiène. Il a également précisé que cette vaccination est possible chez la femme enceinte.
Sur le plan thérapeutique, le conférencier a indiqué que l’hépatite aiguë guérit dans environ 90 % des cas, tandis que la forme chronique est plus difficile à traiter. En revanche, pour l’hépatite C, bien qu’il n’existe pas encore de vaccin, des traitements antiviraux à action directe permettent une guérison dans près de 95 % des cas après 8 à 12 semaines de traitement.
Il a par ailleurs recommandé l’adoption de bonnes habitudes alimentaires, notamment éviter l’alcool, les aliments trop gras ou trop salés, ainsi que les denrées mal conservées. Il a encouragé la consommation de fruits, légumes, poisson et volaille, tout en insistant sur une alimentation équilibrée et une bonne hydratation.
À l’issue de la communication, les participants ont posé des questions auxquelles des réponses jugées satisfaisantes ont été apportées.
Intervenant à son tour, l’imam Boukaré Zampaligré a apporté un éclairage religieux sur la maladie. Il a rappelé que l’islam prône la préservation de la vie humaine et a invité les fidèles à concilier foi et médecine moderne. Il a également appelé à abandonner les idées reçues opposant science et religion, soulignant que le savoir médical est un don divin au service de l’humanité.
La rencontre s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction générale, avec des participants mieux informés sur les hépatites virales. La cérémonie a pris fin par une invocation de clôture prononcée par El Hadj Moussa Goumbri.
Agence d’information du Burkina
LM / bp/ yos










