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Lutte antitabac : le Burkina Faso occupe la 8e place mondiale et la 3e en Afrique

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Lutte antitabac : le Burkina Faso occupe la 8e place mondiale et la 3e en Afrique

Ouagadougou, 24 avril 2026 (AIB) – Le coordonnateur de l’Association Afrique contre le tabac (ACONTA), Adama Zango, a présenté vendredi le rapport 2025 sur l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac au Burkina Faso, qui positionne le pays à la 8e place mondiale et à la 3e en Afrique en matière de lutte contre le tabagisme.

Selon le coordonnateur de l’ACONTA, le Burkina Faso a participé pour la quatrième fois à l’élaboration de l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac et a enregistré, à l’édition 2025, un score de 39/100 contre 42/100 en 2023, le classant ainsi à la 8e place mondiale et à la 3e en Afrique.

S’exprimant vendredi à Ouagadougou devant la presse, M. Zango a expliqué que cet indice, basé sur 20 questions réparties en sept indicateurs, évalue l’influence de l’industrie du tabac sur la santé publique.

Ce score traduit une réduction de l’ingérence de l’industrie du tabac et un engagement accru des autorités en faveur de la protection de la santé publique, a précisé le premier responsable de l’ACONTA.

Pour lui, sept indicateurs ont été utilisés pour mesurer le degré d’ingérence de l’industrie du tabac. Il s’agit notamment de la participation de l’industrie du tabac à l’élaboration des politiques, des initiatives de responsabilité sociétale des entreprises, des avantages accordés à l’industrie du tabac et des interactions inutiles avec celle-ci.

S’y ajoutent la transparence dans les relations avec l’industrie du tabac, les conflits d’intérêts et les mesures préventives prises par les gouvernements pour protéger leurs politiques de santé publique contre cette ingérence.

« Aucun représentant de l’industrie n’a été associé à l’élaboration des politiques publiques ni aux délégations officielles, conformément aux engagements du pays dans le cadre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac », rapporte l’outil d’évaluation, a soutenu le coordonnateur de l’ACONTA.

D’après lui, le document fait état de l’absence d’avantages fiscaux ou d’incitations en faveur de l’industrie du tabac, ainsi que de la quasi-inexistence d’activités de responsabilité sociétale impliquant les autorités publiques durant la période étudiée.

« Le rapport indique que, sur le plan sanitaire, le tabagisme demeure une préoccupation majeure, avec environ 4 700 décès par an, dont 35 % liés au tabagisme passif. Le coût économique est estimé à 57 milliards de FCFA en 2019, incluant les pertes de productivité et les dépenses de santé », a ajouté Adama Zango.

Pour réduire le phénomène du tabac, son association a appelé à l’adoption de la loi révisée sur la lutte antitabac, à la prise d’un décret visant à prévenir l’ingérence de l’industrie, ainsi qu’à la finalisation du conditionnement neutre des produits du tabac.

M. Zango a également plaidé pour un renforcement des moyens du programme national de lutte contre le tabac au Burkina Faso, tout en saluant une décision gouvernementale condamnant l’industrie du tabac pour violation de la réglementation sur la publicité, ainsi que la récente saisie de cigarettes non conformes par la Brigade mobile de contrôle économique et de répression des fraudes.

Le coordonnateur a exhorté les Burkinabè à une mobilisation générale pour préserver les générations présentes et futures.

Pour rappel, le rapport couvre la période d’avril 2023 à mars 2025 et met en évidence des avancées significatives, notamment l’adoption de plusieurs décrets relatifs au conditionnement neutre, à la traçabilité des produits du tabac et au renforcement du comité national de lutte contre le tabac.

Agence d’Information du Burkina
RAB/no/bak

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