Burkina : Le comité pour l’élimination du paludisme sollicite la contribution du secteur privé
Ouagadougou, 22 avr. 2026 (AIB)-Le comité national multisectoriel pour l’élimination du paludisme, à travers son groupe technique de travail en charge de la mobilisation des ressources, a initié mercredi un plaidoyer auprès des acteurs du secteur privé burkinabè en vue de susciter davantage leur implication dans l’élimination du paludisme.
L’objectif de la rencontre est de mobiliser le secteur privé burkinabè afin qu’il se positionne comme un acteur clé de l’élimination du paludisme, à travers des actions concrètes, a indiqué la présidente du Groupe technique de travail Communication, Plaidoyer et Mobilisation des ressources, Compaoré/Yoni Brigitte.
Selon la présidente, la lutte contre le paludisme en 2025 a été marquée par une réduction de 32 % des cas et de 44 % des décès liés à la maladie par rapport à 2024, soulignant toutefois la nécessité de franchir une nouvelle étape en renforçant la contribution des entreprises dans ce combat.
« S’engager dans la lutte contre le paludisme n’est pas seulement un acte de solidarité, c’est aussi un investissement rentable », a-t-elle affirmé, mettant en avant les bénéfices liés à une main-d’œuvre en bonne santé et à un environnement économique plus stable.
Il s’agit, au cours de cette rencontre, de faire comprendre les enjeux sanitaires et économiques liés au paludisme, partager les priorités du Plan stratégique national multisectoriel d’élimination du paludisme avec le secteur privé, identifier des pistes concrètes d’engagement et de définir les bases d’un mécanisme de coordination et de suivi annuel.
Mme Compaoré a par ailleurs proposé plusieurs pistes d’actions aux entreprises, indiquant que leur contribution peut consister en un appui financier et matériel aux programmes de prévention et de prise en charge, la mise en place d’initiatives internes de protection des employés et de leurs familles, le développement de partenariats avec les acteurs de santé.
Pour sa part, le secteur privé, représenté par Dr Ismaël Bidiga, a d’ores et déjà pris l’engagement d’œuvrer aux côtés de l’État et de l’ensemble des parties prenantes pour faire de l’élimination du paludisme une priorité partagée et un succès collectif.
« Le secteur privé, en tant que moteur de la croissance économique et pourvoyeur d’emplois, ne saurait prospérer durablement dans un environnement où les défis sanitaires, en particulier le paludisme, continuent d’affecter significativement le capital humain », a soutenu Dr Bidiga.
Face à ces enjeux sanitaires pour les entreprises, l’engagement du secteur privé dans la lutte contre le paludisme ne relève plus uniquement de la responsabilité sociétale des entreprises, mais constitue un levier stratégique de performance, de durabilité et de compétitivité, a-t-il confié.
Agence d’information du Burkina
YOS/no










