Le Burkina Faso appelle à un renforcement de la coopération entre l’Afrique et sa diaspora
Ouagadougou, 20 avril 2026 (AIB) – La ministre déléguée en charge des Affaires étrangères du Burkina, Stella Eldine Kabré/Kaboré, a appelé lundi à Ouagadougou à un renforcement des liens stratégiques entre l’Afrique et sa diaspora, à l’ouverture des Conférences panafricaines initiées par l’Institut de Développement de la Diaspora Africaine (ADDI).
Selon la ministre chargée des affaires étrangères, ces conférences devront permettre « de passer d’une diaspora observée à une diaspora intégrée, d’une coopération symbolique à une coopération opérationnelle, d’un panafricanisme de principe à un panafricanisme d’action ».
« Nos priorités sont claires: mettre en place des mécanismes efficaces reliant les besoins des Etats aux expertises de la diaspora, orienter les investissements vers des secteurs stratégiques, renforcer une diplomatie d’influence capable de porter la voix de l’Afrique », a renchérit Madame le ministre.
Pour leur deuxième visite au Burkina Faso, les Afrodescendants organisent ces débats réunissant plus de 400 jeunes burkinabè et de la diaspora, en vue de renforcer les liens panafricains et de célébrer la contribution de la jeunesse burkinabè à la révolution au sahel.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre déléguée chargée des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré/Kaboré, a souhaité la bienvenue aux Afro-descendants venus « sur cette terre de lutte, de dignité et de souveraineté » qu’est le Burkina Faso, soulignant que leur présence s’inscrit dans une dynamique de recomposition des relations entre le continent et sa diaspora.
La ministre a indiqué que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une redéfinition des trajectoires politiques, économiques et diplomatiques de l’Afrique, notamment dans l’espace sahélien, avec pour objectif la consolidation de la souveraineté et la construction de partenariats équitables.
Selon elle, la diaspora africaine constitue un acteur stratégique de premier plan, appelé à contribuer au développement du continent à travers l’investissement, l’innovation et l’influence dans les grandes sphères de décision.
La présidente de l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), Arikana Chihombori-Quao, a salué un « retour aux sources » des Afro-descendants, qu’elle considère comme une étape importante dans la reconnexion entre l’Afrique et ses fils et filles de la diaspora.
Elle a appelé à transformer ce rapprochement en actions concrètes, en mettant l’accent sur le transfert de compétences, les investissements et la participation active de la diaspora aux dynamiques de développement du continent.
Dr Chihombori-Quao a réaffirmé son engagement en faveur d’un panafricanisme d’action et d’une Afrique souveraine, capable de définir elle-même ses priorités.
Organisée avec l’appui de l’Institut de développement de la diaspora africaine et de plusieurs partenaires, cette rencontre vise à poser les bases d’une coopération opérationnelle entre l’Afrique et sa diaspora.
Les travaux devraient déboucher sur des recommandations concrètes pour une meilleure intégration de la diaspora dans les politiques de développement du continent.
Agence d’information du Burkina
NAT/yos










