Kénédougou / Cohésion sociale : le CERFI outille des guides religieux musulmans sur le vivre-ensemble à Orodara

Kénédougou / Cohésion sociale : le CERFI outille des guides religieux musulmans sur le vivre-ensemble à Orodara

Orodara, 16 avril 2026 (AIB)-La ville d’Orodara a abrité, du 14 au 15 avril 2026, un atelier de formation organisé par le Cercle d’Études, de Recherches et de Formation Islamiques (CERFI), au profit des imams et prêcheurs, axé sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Cette initiative est portée par le Cercle d’Études, de Recherches et de Formation Islamiques (CERFI), à travers son projet de renforcement de la résilience des populations par la promotion des valeurs de paix et de cohésion sociale, dénommé « Djama Beogo Néré », avec l’appui technique et financier de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la promotion de la santé et du développement (URCB/SD).

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général de la province du Kénédougou, Bassanma Ko, représentant le Haut-Commissaire.

L’objectif principal de cette formation est de renforcer les capacités des guides religieux musulmans sur les questions de cohésion sociale, de promotion de la paix et de diffusion des valeurs islamiques favorables au vivre-ensemble.

Dans son intervention, le Président de la délégation spéciale de la commune urbaine d’Orodara, Emmanuel Konaté, a salué la mise en œuvre de ce projet, qu’il a qualifié d’opportun au regard du contexte national marqué par des défis sécuritaires majeurs. Selon lui, ces difficultés ont contribué à fragiliser le tissu social, rendant indispensable l’engagement de tous les acteurs pour restaurer la paix et la stabilité.

Il a estimé que l’initiative du CERFI constitue une contribution significative à la reconquête des valeurs fondamentales telles que la solidarité, le respect mutuel et la cohésion sociale. Pour lui, la mobilisation des leaders religieux autour de ces enjeux est un levier essentiel pour renforcer l’unité nationale.

Prenant la parole à son tour, le coordonnateur du projet, Dr Kadré Sawadogo, a présenté les grandes lignes du projet « Djama Beogo Néré ». Il a expliqué que cette formation se veut ciblée et stratégique, en ce sens qu’elle s’adresse à des acteurs capables d’influencer positivement les communautés à la base.

Il a précisé que les sessions porteront notamment sur la cohésion sociale, la culture de la paix et la lutte contre les discours de haine. Dr Sawadogo a insisté sur le fait que la cohésion sociale ne saurait être imposée, mais qu’elle se construit progressivement à travers l’acceptation des différences, le dialogue et la primauté de l’intérêt général.

« Ce qui nous menace le plus, ce n’est pas la diversité de nos opinions, mais notre incapacité à vivre ensemble », a-t-il souligné, invitant les participants à devenir des vecteurs de paix dans leurs différentes communautés.

Le Secrétaire général de la province du Kénédougou, Bassanma Ko, a, pour sa part, salué la pertinence du projet, dont les principales actions portent sur le plaidoyer et le renforcement des capacités des leaders religieux.

Il a indiqué que cette initiative contribuera à restaurer la confiance entre les populations, condition indispensable à un développement harmonieux. Il a exhorté les participants à s’impliquer activement dans les échanges afin de mieux s’approprier les thématiques abordées.

Selon lui, les connaissances acquises leur permettront de jouer pleinement leur rôle d’éducateurs et de promoteurs de paix dans un Burkina Faso en quête de sécurité, débarrassé des discours haineux et des violences.

L’atelier se veut ainsi un cadre d’apprentissage, de partage d’expériences et d’engagement collectif pour la consolidation de la paix et du vivre-ensemble dans la province du Kénédougou et au-delà.

Agence d’information du Burkina

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