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Burkina : « Le Dernier Sacrificateur », un roman qui interroge sur les dérives de la quête effrénée du pouvoir
Ouagadougou, 14 avril 2026 (AIB) – L’écrivain burkinabè Abraham Ouesséna Abassagué a procédé, lundi à Ouagadougou, à la dédicace de son nouveau roman intitulé « Le Dernier Sacrificateur », une œuvre engagée de 166 pages qui interroge sur les dérives liées à la quête effrénée de richesse et de pouvoir.
Le critique littéraire, Parfait Ilboudo a indiqué que l’œuvre remplit pleinement sa mission en attirant l’attention de la société sur des comportements déviants qui portent atteinte à la dignité humaine.
Pour lui, à travers une intrigue mêlant drame, mysticisme et réalisme social, l’auteur plonge le lecteur dans un univers où certains individus, mus par l’ambition, n’hésitent pas à recourir à des pratiques occultes et à des voies illégales pour atteindre leurs objectifs.
L’action du roman se déroule à Ouagadougou, précisément dans le quartier Zogona, à la fin des années 1970. Le récit met en lumière Sarah, une figure centrale au passé énigmatique, autour de laquelle se tisse une histoire riche en tensions et en rebondissements, a-t-il informé.
M. Ilboudo a indiqué que l’originalité de l’œuvre réside notamment dans sa construction narrative : le récit s’ouvre sur une scène tragique avant de remonter progressivement, en dix chapitres, le fil des événements ayant conduit à ce dénouement. Soutenu par un narrateur omniscient et structuré autour du rêve, le texte maintient le suspense tout en explorant en profondeur la psychologie des personnages.
Les intervenants ont mis en exergue la portée sociale du roman. Ils ont souligné que la quête de richesse et de pouvoir peut conduire certains individus à poser des actes inhumains, rappelant ainsi la nécessité d’un retour aux valeurs fondamentales burkinabè telles que le respect de la vie, la probité et l’intégrité.
Au-delà de la fiction, le roman se positionne comme un véritable outil d’éducation sociale, notamment à l’endroit de la jeunesse. Il invite à privilégier les voies légales et éthiques dans la quête du bien-être, tout en mettant en garde contre les raccourcis dangereux aux conséquences parfois irréversibles, a souligné le critique littéraire.
De son côté, le directeur général des Éditions Hector-Adams, Julien Hugues Batiéno, a salué une plume « authentique et originale », soulignant la qualité de la narration, la profondeur des personnages et la cohérence de l’intrigue.
Parrain de la cérémonie, Abdoulaye Sourgou, PDG du groupe Oméga International, a félicité l’auteur pour la pertinence de son engagement littéraire et la profondeur des thématiques abordées. Il a également exhorté à promouvoir la lecture, en particulier chez les jeunes, afin de nourrir l’esprit critique et le développement personnel.
Proposé au prix de 5 000 francs CFA, « Le Dernier Sacrificateur » s’inscrit comme une œuvre importante de la littérature burkinabè contemporaine. Il est disponible au CENASA, à la Librairie Jeunesse d’Afrique et à la Librairie Mercury.
Agence d’information du Burkina
NAT/RAB/yos


