Echos du Tribunal : une femme mariée et son amant simulent un viol afin d’obtenir une autorisation d’interruption de grossesse
Ouagadougou, 14 avril 2026 (AIB) – La chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I a condamné, le mercredi 8 avril 2026, deux anciens partenaires ayant repris contact après 25 ans de séparation, pour avoir simulé un viol afin d’obtenir une autorisation judiciaire d’interruption de grossesse, rapporte le média en ligne Zoodomail.
Selon les faits présentés à l’audience, les mis en cause, Alima et Ibrahim, avaient repris leur relation en 2025 après 25 années de séparation. À la suite d’un retard de menstrues, une grossesse a été confirmée chez la femme.
C’est dans ce contexte qu’Alima a révélé être mariée, son époux vivant à l’étranger. Les deux amoureux ont alors décidé d’interrompre la grossesse et ont élaboré un faux scénario de viol afin de se conformer aux conditions légales encadrant l’interruption médicale de grossesse.
Après le dépôt de leur demande auprès du parquet, une enquête a été ouverte. Les investigations ont permis d’établir l’inexistence du viol. Des éléments, notamment des enregistrements audio retrouvés sur leur téléphone, ont confirmé la préméditation des faits.
À la barre, les deux prévenus ont reconnu les faits. Le ministère public a dénoncé une tentative d’induire la justice en erreur et a requis une peine d’emprisonnement ainsi qu’une amende contre chacun des mis en cause.
Dans sa décision, le tribunal a déclaré Alima et Ibrahim coupables. Il les a condamnés à une peine de 12 mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 500 000 FCFA chacun, dont 250 000 FCFA ferme.
La juridiction a également ordonné la confiscation du téléphone portable ayant servi à la commission des faits.
Agence d’information du Burkina


