Burkina/Lutte contre le blanchiment de capitaux : Des acteurs nationaux en formation sur la méthodologie et les procédures d’évaluation mutuelle
Ouagadougou, 31 mars 2026 (AIB) – Les acteurs nationaux en charge de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) ont entamé, mardi, une formation de 4 jours sur la méthodologie et la procédure d’évaluation mutuelle pour consolider les acquis après la sortie du Burkina Faso de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).
Organisée le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (GIABA), en collaboration avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la session de formation s’inscrit dans le cadre du troisième cycle des évaluations mutuelles.
Selon le Président de la coordination des activités de LBC/FT, Séré Mamadou l’atelier marque la première étape d’un processus rigoureux d’appréciation du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
Pour lui cette formation qui intervient dans un contexte marqué par la sortie du Burkina Faso de la liste grise du Groupe d’action financière(GAFI) est le début d’une phase pour consolider les acquis et de prévenir toute rechute.
Selon le représentant du Directeur général du GIABA, Karnon Lofigue, l’accent ne sera plus mis uniquement sur l’existence de textes législatifs, mais sur leur capacité à produire des résultats tangibles.
« Il ne s’agit plus seulement de démontrer que les textes existent, mais bien de prouver qu’ils produisent des résultats concrets », a-t-il souligné dans son allocution, précisant que l’efficacité des systèmes est désormais au cœur de la méthodologie.
Le Burkina Faso se positionne comme le troisième pays de la région, après le Ghana et le Sénégal, à engager ce cycle. Ce processus repose sur une approche fondée sur les risques, exigeant une mobilisation ciblée des ressources nationales vers les menaces les plus significatives.
De son côté, la Présidente de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) et correspondante nationale du GIABA, Madame Aïssata Diallo, a insisté sur l’enjeu de la préparation technique.
Tirant les leçons des évaluations passées, elle a rappelé que les difficultés résident souvent moins dans l’absence d’actions que dans la capacité à les documenter et à les valoriser.
« Chaque structure ici représentée détient une partie de l’information nécessaire à la réussite de ce processus », a-t-elle déclaré, tout en exhortant les points focaux à veiller à la fiabilité et à la traçabilité des données.
Pour faciliter ce travail, la CENTIF a conçu des canevas de collecte d’informations qui seront transmis aux différentes institutions.
L’agenda de cette évaluation est déjà bien défini. La visite sur place des experts évaluateurs est programmée du 11 au 28 janvier 2027. Le rapport final, qui sanctionnera les efforts de coordination et d’anticipation du pays, sera examiné pour adoption lors de la réunion plénière du GIABA en novembre 2027.
Agence d’information du Burkina
NAT/RAB/yos


