Accès à la justice: le CCR des Koulsé se penche sur les obstacles et les réponses en cours
Kaya, 26 mars 2026 (AIB) – Les difficultés d’accès des populations à la justice ont été au centre de la première session ordinaire 2026 du cadre de concertation régionale (CCR) des Koulsé, tenue jeudi à Kaya sous la présidence de la secrétaire générale de la région, Bernadette Adenyo/Sermé.
Selon le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Kaya, Haté Yves Mané, les principaux obstacles restent l’éloignement des juridictions, l’insuffisance de personnel et de moyens, le coût des procédures, leur lenteur ainsi que les difficultés d’exécution des décisions judiciaires.
Pour améliorer la situation, plusieurs réponses sont en cours, notamment la construction de tribunaux, le recrutement de personnel, l’organisation d’audiences foraines, la digitalisation de certains actes, le désengorgement des dossiers, ainsi que le recours à des mécanismes alternatifs de règlement des litiges, dont la loi Faso Bu-kaooré.
L’assistance judiciaire à travers le Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) figure également parmi les dispositifs évoqués.
La session, organisée avec l’appui financier du Laboratoire Citoyenneté, a aussi permis de présenter la cartographie des acteurs de la région.
Selon le directeur régional des études et de la planification des Koulsé, Moussa Sawadogo, 1 077 intervenants ont été identifiés, dont 58,87 % de coopératives, 38,35 % d’associations et 2,41 % d’ONG. Au total, 66 interventions ont été recensées, pour une mobilisation estimée à 148,09 milliards de FCFA à l’horizon 2028.
Les participants ont en outre examiné la question des conflits communautaires.
Le directeur régional des droits humains et de la promotion de la citoyenneté et de la paix des Koulsé, Bayoulou Zakaria, a présenté la situation enregistrée en 2025, tout en soulignant l’importance de la mise en œuvre du plan d’actions triennal 2026-2028 observatoire régional de prévention et de gestion des conflits communautaires de (ORPREGECC).
L’ONG Laboratoire Citoyenneté a enfin présenté un bilan, jugé satisfaisant, de son projet « Consolider les liens sociaux, la redevabilité et la sécurité communautaire (SOLIDèR) ».
La rencontre s’est achevée par des recommandations destinées à renforcer la cohésion sociale, la paix, la coordination des interventions et l’accès des populations aux services essentiels, notamment la justice.
Agence d’Information du Burkina
AIO/bak


