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lundi, 23 mars 2026
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Burkina : Un luthier propose une guitare AGLS, de fabrication locale à 85000F

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Burkina : Un luthier propose une guitare AGLS, de fabrication locale à 85000F

Ouagadougou, 23 mars 2026 (AIB)-Le luthier burkinabè Esaie Pakotogo a procédé, samedi à Ouagadougou, à la dédicace de la guitare AGLS, un instrument conçu localement, proposé au prix de 85 000 FCFA, et présenté comme une contribution à la souveraineté dans le secteur des instruments de musique.

Il s’agit d’une guitare acoustique et électroacoustique dotée d’un accordeur incorporé, fonctionnant à l’aide d’une pile, permettant ainsi aux utilisateurs de régler leur instrument sans recourir à un équipement externe, a expliqué le concepteur, Esaïe Parkouda.

« Plus légère que les modèles classiques, la guitare AGLS facilite le jeu, notamment lors des prestations de longue durée. « Elle peut être utilisée à domicile comme sur scène, avec un confort appréciable pour le musicien », a-t-il ajouté.

Proposée au prix de 85 000 F CFA, la guitare est fabriquée sur commande. Le luthier indique qu’il lui faut environ deux semaines pour produire un exemplaire, après une première expérience qui lui avait demandé près d’un mois de travail. Depuis le début de l’année 2026, il affirme avoir déjà réalisé trois guitares et enregistré plusieurs commandes.

Fruit de plusieurs années de recherche et d’expérimentation, la guitare AGLS se distingue par ses caractéristiques techniques et son adaptation aux besoins des musiciens.

« J’ai rendu grâce à Dieu pour l’inspiration reçue et je me suis appuyé sur l’appel des autorités à consommer ce que nous produisons pour me lancer dans cette aventure », a confié M. Pakotogo-

Il explique que son innovation vise à offrir aux artistes locaux un instrument accessible, pratique et de qualité, tout en valorisant le savoir-faire national.

La cérémonie de dédicace a également été marquée par des encouragements des autorités culturelles. Représentant le ministre en charge de la Culture, Abraham Abassangué, a salué une initiative en phase avec la vision nationale de promotion de la production locale et de l’innovation.

Selon lui, cette réalisation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le chef de l’État, visant à renforcer la souveraineté économique et culturelle du Burkina Faso. « Ce que nous vivons ce soir est une réponse concrète à l’appel à produire, créer et innover », a-t-il souligné.

De l’avis de M. Abassangué, le ministère entend accompagner ces initiatives à travers ses structures de formation, notamment l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC), en privilégiant l’acquisition d’instruments fabriqués localement.

Selon lui, le Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) prévoit des mesures incitatives pour encourager l’utilisation d’instruments “made in Burkina”, notamment des réductions sur ses services au profit des artistes qui en font usage.

Par cette innovation, Esaïe Pakotogo, espère contribuer à positionner le Burkina Faso comme un acteur créatif dans le domaine de la facture instrumentale et inspirer d’autres initiatives similaires.

Agence d’information du Burkina
DNK/yos

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