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mercredi, 25 mars 2026
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Géopolitique au Sahel : L’ISMK mobilise experts et étudiants à Koudougou autour de la souveraineté nationale

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Géopolitique au Sahel : L’ISMK mobilise experts et étudiants à Koudougou autour de la souveraineté nationale

Koudougou, 21 mars 2026 (AIB) – L’Institut supérieur de management de Koudougou (ISMK) a organisé le samedi 21 mars à Koudougou, une conférence publique majeure sur les enjeux des relations internationales.

Sous le patronage du gouverneur de la région de Nando, Adama Jean Yves Béré, et de la présidence du chargé de mission de la Présidence du Faso auprès de la région de Nando, Pema Florent Neya, l’événement a servi de cadre de réflexion sur l’apport de la présidence burkinabè à la Confédération des Etats du Sahel (AES) dans un contexte de « Révolution progressiste populaire ».

L’ISMK, fidèle à sa mission de formation et d’éveil citoyen, a réuni un parterre d’autorités administratives, d’universitaires et de futurs diplomates pour décortiquer les mutations géopolitiques actuelles.

La conférence s’est ouverte par l’exécution de l’hymne national, le Ditanyè, marquant l’ancrage patriotique de la rencontre. Le thème central, « Relations internationales et Révolution progressiste populaire : quel apport de la présidence burkinabè à la Confédération des États du Sahel ? », a permis de situer le rôle moteur du Burkina Faso dans la nouvelle architecture de sécurité et de coopération régionale.

Pour éclairer les débats, l’institut a fait appel à des figures de proue de la diplomatie burkinabè. Le principal conférencier, Dr Poussi Sawadogo, Ambassadeur et actuel Boussoum Kéoog-Naaba Koobo, a exposé la vision d’un Burkina Faso en pleine mutation. Selon lui, la présidence burkinabè de l’AES s’inscrit dans une « volonté affirmée de changement et de révolution dans les paroles, les comportements et les actions ».

Dr Sawadogo a souligné que le Burkina Faso, à travers la Confédération des États du Sahel, s’affirme désormais comme un « acteur géopolitique majeur ». Il a notamment analysé les interactions complexes avec les puissances mondiales telles que les États-Unis, la Chine, l’Europe et la Russie. « C’est une nouvelle dynamique qui s’expérimente afin que l’Afrique entière puisse recouvrer sa souveraineté et se faire respecter sur la scène internationale », a-t-il martelé devant une assemblée attentive.

À ses côtés, M. Ousmane Ba, Ambassadeur et Inspecteur technique des services au ministère des affaires étrangères, a apporté une contribution technique, rendant accessibles les mécanismes souvent opaques des relations internationales aux étudiants et participants.

Mais avant eux, il a plu au gouverneur Béré de saluer l’organisation de cette conférence dans la mesure où selon lui, elle aura permis aux uns et aux autres de comprendre les enjeux de l’heure mais surtout de se mobiliser pour la cause de l’AES.

Le parrain de la cérémonie, Dr Jonas Koala, directeur régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation de Nando, a justifié son soutien par l’acuité du thème. Pour lui, l’université ne doit pas être qu’un lieu de quête de moyennes académiques. « Il faut que les étudiants s’approprient les thèmes du moment pour que des réflexions approfondies soient menées en leur sein pour le développement futur de notre pays », a-t-il déclaré, espérant que cette journée suscite des vocations diplomatiques chez les apprenants.

De son côté, la directrice générale de l’ISMK, Mme Franceline Dibloni/Tiémtoré, a exprimé sa satisfaction face à la forte mobilisation. Elle a rappelé que cette conférence est aussi un acte d’engagement intellectuel face aux défis du pays. « Nous ne pouvons pas gagner cette lutte sans passer par la sphère intellectuelle. Si nous voulons atteindre la souveraineté recherchée, il va de soi que nous comptions sur nous-mêmes », a-t-elle affirmé.

Au-delà de la réflexion théorique, cette rencontre a été l’occasion pour l’ISMK de mettre en lumière sa filière « Relations internationales ». Mme Dibloni/Tiémtoré a insisté sur la nécessité de former des cadres capables d’appliquer leurs connaissances sur le terrain pour le rayonnement du Burkina Faso.

Les échanges interactifs qui ont suivi les communications ont permis de lever le voile sur les défis sécuritaires et économiques de l’espace AES. En conclusion, les organisateurs ont exhorté chaque citoyen, au-delà des cercles gouvernementaux, à devenir un acteur de la souveraineté nationale.

À travers cette initiative, l’ISMK réaffirme son positionnement d’institution de référence, alliant rigueur académique et accompagnement de la dynamique de refondation nationale portée par les autorités de la RPP.

Agence d’Information du Burkina
PB/AS/ATA

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