Burkina : les lieux de culte bientôt interdits dans les services publics, excepté les formations sanitaires, prisons et casernes
Ouagadougou, 19 mars 2026 (AIB) – Le gouvernement burkinabè a adopté jeudi, en Conseil des ministres, un projet de loi relatif aux libertés religieuses qui interdit l’érection d’édifices religieux dans les services publics, à l’exception des formations sanitaires, prisons et casernes.
Selon le ministre en charge de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, le projet de loi vise à garantir la liberté de religion tout en prévenant les dérives susceptibles de menacer la paix sociale et l’unité nationale.
Cette loi réaffirme la liberté de culte tout en sanctionnant les propos haineux, les propos discourtois, les propos dénigrants visant une autre religion, un courant religieux ou ses fidèles, souligne le ministre Zerbo.
La loi prévoit également des dispositions relatives aux nuisances liées à l’exercice du culte tout en précisant que les situations antérieures ou en cours devront être mises en conformité dans un certain délai.
Les communautés religieuses et leurs faîtières sont chargées de la mise en place d’organes de contrôle des prédications.
Le premier responsable du département en charge de l’Administration territoriale soutient que le projet de loi institue des sanctions administratives et pénales dissuasives ainsi que des dispositions transitoires permettant une mise en conformité progressive.
Pour lui, la loi marque une étape importante dans la consolidation de notre modèle de laïcité, fondée à la fois sur la liberté religieuse, la responsabilité collective et le respect de l’ordre public.
Emile Zerbo a assuré que son adoption par l’Assemblée législative de transition constituera un signal fort qui protégera les libertés tout en se donnant les moyens à l’Etat de préserver la cohésion nationale et le vivre ensemble.
Agence d’information du Burkina
YOS-NO/ata


