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vendredi, 20 mars 2026
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Boulgou : KIAKA SA et les parties prenantes de Niaogho renforcent le dialogue pour une cohabitation apaisée autour du projet minier

Boulgou : KIAKA SA et les parties prenantes de Niaogho renforcent le dialogue pour une cohabitation apaisée autour du projet minier

Tenkodogo, 18 mars 2026 (AIB) – Le Cadre consultatif départemental des parties prenantes de Niaogho a tenu, mercredi, sa première session ordinaire de l’année 2026 dans la salle de réunion de la mairie, avec un quorum largement atteint, soit 54 membres présents contre 16 absents, permettant la validité des délibérations.

Cette rencontre a permis aux autorités, acteurs techniques et communautés impactées d’échanger sur les enjeux liés à l’exploitation minière de Kiaka SA, dans une dynamique de dialogue, de transparence et de recherche de solutions durables.
Ouverte en présence des autorités administratives et locales, la session a réuni l’ensemble des corps constitués autour de la problématique de la cohabitation entre la mine et les communautés.

Le Président de la délégation spéciale de Niaogho, Karim Sana, a rappelé que plusieurs populations initialement installées sur le site minier ont été dédommagées et réinstallées. Toutefois, la question de leur subsistance demeure une préoccupation majeure.
« Après leur déplacement, ces populations ont perdu leurs sources de revenus agricoles.

Il est donc nécessaire de trouver des alternatives durables pour leur permettre de continuer à vivre dignement », a-t-il indiqué, évoquant notamment la mise en œuvre d’un programme de restauration des moyens de subsistance, incluant des formations et des appuis à la reconversion.

Selon lui, l’une des principales orientations issues de cette session reste l’invitation faite aux bénéficiaires à intégrer pleinement leurs nouveaux logements, afin de mieux identifier leurs besoins et faciliter des interventions concertées avec la mine.

Du côté des acteurs techniques, la contribution de Office National de Sécurisation des Sites Miniers a porté sur les enjeux sécuritaires. Son représentant a insisté sur la mission de sécurisation des sites miniers face aux menaces, allant du grand banditisme aux attaques terroristes, tout en soulignant le défi d’étendre cette protection à l’ensemble des sites, y compris artisanaux.

Représentant KIAKA SA, le directeur des affaires corporatives, Docteur Christian Ouédraogo, a salué la régularité du cadre de concertation instauré depuis deux ans. Il a estimé que la collaboration entre la mine, les autorités et les communautés « se passe bien », tout en reconnaissant des marges d’amélioration.
Il a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les autorités locales dans la mise en œuvre des actions en faveur des communautés. « Les préoccupations doivent suivre les canaux officiels du cadre, afin d’être débattues, consignées et suivies efficacement », a-t-il recommandé.

Au niveau des populations, les témoignages traduisent une perception globalement positive, mais nuancée. Le représentant de la société civile, Hamadou Compaoré, a reconnu les efforts fournis par la mine, tout en appelant à davantage d’actions.
« Les droits des populations sont respectés, mais Il reste des efforts à faire pour satisfaire au mieux les attentes », a-t-il déclaré, invitant à la compréhension mutuelle et à une meilleure communication.

Il a également exhorté les autorités à intensifier la sensibilisation afin de mieux faire connaître les actions de la mine et d’apaiser les incompréhensions.

A travers cette session marquée par une forte participation, le Cadre consultatif départemental de Niaogho s’affirme comme un espace stratégique de dialogue, où KIAKA SA, les autorités et les communautés conjuguent leurs efforts pour bâtir une coexistence harmonieuse, gage de développement local et de stabilité sociale.

Agence d’Information du Burkina
SM/ata

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