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vendredi, 20 mars 2026
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Tenkodogo : commerçants, autorités et communautés unis autour d’une rupture collective pour la paix

Tenkodogo : commerçants, autorités et communautés unis autour d’une rupture collective pour la paix

Tenkodogo, 18 mars 2026 (AIB) – L’Union des commerçants et assimilés de Tenkodogo (UCAT) a organisé, mardi soir à Tenkodogo, une rupture collective du jeûne ayant réuni autorités administratives, forces vives et communautés religieuses. Cette initiative vise à renforcer la cohésion sociale et à implorer le retour de la paix au Burkina Faso.

Placée sous le signe du vivre-ensemble, la rencontre s’est tenue dans un contexte marqué par la coïncidence des périodes de jeûne musulman et de carême chrétien. Pour le président de l’UCAT, El Hadj Kabiro Sana, cette rupture collective est avant tout un moment de reconnaissance et de communion.
« Nous avons trouvé utile de nous rassembler pour dire merci à Dieu.

Cette année, les périodes de jeûne des musulmans et des chrétiens coïncident, ce qui est une grâce. C’est une occasion d’inviter tous nos partenaires,commerçants, services techniques et autorités à prier ensemble pour la paix », a-t-il indiqué.

Il a également salué la forte mobilisation des participants, traduisant, selon lui, l’engagement des acteurs locaux à œuvrer pour la cohésion sociale. « Toutes les communautés étaient représentées, des commerçants aux services, en passant par les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité », s’est-il réjoui.

Représentant le gouverneur de la région du Nakambé, Tasséré Nacoulma a souligné la portée symbolique et sociale de l’initiative. Selon lui, cette rupture collective a un double sens.
« Elle permet de réunir les travailleurs dans un cadre convivial, de communier autour d’un repas et de formuler des vœux de paix pour notre région. Elle contribue également à briser les barrières hiérarchiques et à renforcer les liens entre responsables et collaborateurs », a-t-il expliqué.

M. Nacoulma a ajouté que cette rencontre s’est voulue inclusive, en rassemblant musulmans, chrétiens et adeptes des religions traditionnelles. « Toutes les religions prônent l’amour du prochain. Elles peuvent constituer un levier important pour le retour de la paix », a-t-il soutenu.

Au-delà des discours officiels, des témoignages de participants ont mis en lumière l’importance de telles initiatives dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires. Plusieurs ont exprimé leur satisfaction de partager un moment fraternel, au-delà des appartenances religieuses et professionnelles.

En réunissant autorités, acteurs économiques et populations autour d’une même table, l’UCAT réaffirme ainsi le rôle du dialogue et de la solidarité comme piliers essentiels pour la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso.

Agence D’information du Burkina
SM/ata

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