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mardi, 17 mars 2026
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Mesure de suspension de l’exportation de la tomate : le MAERAH apporte des précisions

Mesure de suspension de l’exportation de la tomate : le MAERAH apporte des précisions

« La mesure de suspension vise à permettre aux unités industrielles de transformation de la tomate de s’approvisionner afin de fonctionner à plein régime, de créer des emplois et de générer de la valeur ajoutée. Les besoins de ces unités sont estimés entre 20 et 25 % de la production nationale. Dès que les quantités nécessaires seront collectées, la mesure pourra être levée. L’objectif n’est pas de nuire aux producteurs, mais plutôt de préserver leurs intérêts tout en permettant aux industries locales de créer des emplois », a déclaré Prosper ZEMBA, Directeur général des productions végétales.

Dans un communiqué conjoint en date du 16 mars 2026, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce ont décidé de suspendre l’exportation de la tomate fraîche afin d’assurer l’approvisionnement des unités industrielles de transformation mises en place. Cette décision fait suite au constat que ces unités rencontrent des difficultés d’approvisionnement, malgré un consensus établi avec les producteurs sur le prix de cession du kilogramme et leur engagement à fournir la matière première.

« En effet, après plusieurs rencontres, dont la dernière s’est tenue le 19 janvier 2026, nous avons rappelé aux acteurs qu’au regard de la capacité des usines, 20 à 25 % de la production suffisent pour les approvisionner. L’idée est donc de s’organiser pour mobiliser cette quantité au profit des unités industrielles, tandis que les 75 à 80 % restants peuvent être librement commercialisés afin de maximiser les profits des producteurs. À l’issue de cette rencontre, un consensus a été trouvé et les producteurs se sont engagés à mobiliser les quantités nécessaires dans les semaines suivantes. À ce jour, le suivi effectué avec les usines montre que la situation demeure inchangée », a expliqué Prosper ZEMBA.

Il a également rappelé que le Burkina Faso dépense chaque année près de 5 milliards de FCFA pour l’importation de pâte de tomate. Selon lui, cette mesure temporaire de suspension de l’exportation de la tomate fraîche permettra d’assurer le fonctionnement des unités industrielles, d’accroître la valeur ajoutée de la production nationale et de créer des emplois.

Abordant la question des coûts de production, il a indiqué que l’État consent des efforts importants pour accompagner les producteurs. Pour la campagne 2025, des variétés de semences hybrides, mieux adaptées à la transformation, ont été acquises et distribuées aux producteurs. L’État a également mobilisé 17 000 tonnes d’engrais, dont l’essentiel est destiné à la production de tomate et de blé, tandis que la Société Burkinabè de Tomate (SOBTO) a acquis 1 200 tonnes supplémentaires. À cela s’ajoutent des équipements d’irrigation composés de 725 motopompes et de plus de 54 000 tubes en PVC, le tout subventionné entre 55 % et 65 %. S’y ajoutent également les labours à coût subventionné, rendus possibles grâce aux équipements mis à la disposition du ministère par le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré.

« L’État poursuivra ses appuis, qui seront davantage renforcés pour les campagnes 2026 et 2027 », a indiqué M. ZEMBA.

DCRP/MAERAH

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