Burkina/8 mars: Le CNEI-BF prône le renforcement des capacités intellectuelles des femmes plutôt que des activités distractives
Ouagadougou, 9 mars 2026 (AIB) – Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) a commémoré, lundi à Ouagadougou, la Journée internationale des droits de la femme à travers une activité axée sur le renforcement des capacités des femmes, notamment en matière de leadership et de résilience dans le secteur de l’économie informelle.
La cérémonie, présidée par le président du CNEI-BF, Salifou Nikema, représenté par le 1er vice-président Boureima Tondé, a été l’occasion d’insister sur la nécessité de privilégier des initiatives utiles au développement des femmes plutôt que des activités jugées distractives.
Selon M. Tondé, les femmes du secteur informel occupent une place importante dans l’économie et contribuent fortement à la cohésion sociale, même si elles demeurent encore confrontées à de nombreuses difficultés.
Il a invité les femmes à rester combatives et compréhensives au sein des foyers afin d’accompagner leurs époux face aux défis du quotidien, dans un contexte national marqué par l’insécurité.
Le 1er vice-président du CNEI-BF a également souhaité que la célébration du 8 mars soit davantage consacrée à des cadres de réflexion et de formation visant à renforcer les capacités intellectuelles des femmes afin de mieux affronter leurs défis quotidiens.
La directrice générale de l’autonomisation des jeunes et de l’éducation nationale, Bibata Ouédraogo intervenant lors de sa communication sur le thème « Femmes du secteur informel : leadership et résilience », a réaffirmé sa volonté de soutenir les femmes à travers des communications notamment dans les domaines de l’éducation et de la gestion financière.
Elle a également encouragé les femmes à ne jamais se laisser décourager et à renforcer leur organisation, afin de contribuer plus efficacement à l’essor de l’économie nationale.
Son co-communicateur, Tamolgo Camille intervenant sur les initiatives de la Révolution progressiste populaire (RPP) en faveur de la femme, a rappelé l’engagement des autorités à traduire en actes concrets l’autonomie économique de la femme burkinabè.
Il a notamment cité les actions engagées par la Présidence du Faso à l’occasion de la commémoration du 8 mars, à savoir les aménagements de périmètres maraîchers modernes et la promotion d’unités de transformation et d’industries locales destinées à renforcer l’autonomisation économique de la femme.
La secrétaire nationale du bureau exécutif chargée du genre du CNEI-BF, Zombra/Compaoré Régine, a pour sa part appelé à un changement de comportement pour contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs d’autonomisation économique des femmes.
Selon elle, la formation organisée constitue une opportunité importante pour aider les participantes à faire du leadership et de la résilience de véritables atouts dans leurs activités.
Mme Zombra/Compaoré a également estimé que ce type d’initiative est plus bénéfique que les célébrations festives qui, selon elle, n’apportent pas toujours de résultats concrets.
Prenant la parole au nom des participantes, Mme Sandrine Ouédraogo a salué et remercié les organisateurs pour cette initiative qu’elle considère comme une meilleure manière de célébrer les femmes et de valoriser le rôle de la famille.
Elle a par ailleurs invité les responsables chargés d’organiser les activités du 8 mars à s’inspirer de l’exemple du CNEI-BF.
Mme Ouédraogo a enfin exhorté les femmes à célébrer leurs réussites chaque fois que l’occasion se présente et à persévérer dans leurs efforts afin de contribuer au bien-être de leurs familles.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos


