Burkina : le CSC et la BCLCC sensibilisent les créateurs de contenu sur leurs responsabilités sociales
Ouagadougou, 10 mars 2026 (AIB) – Le Conseil supérieur de la communication (CSC) et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) ont sensibilisé, mardi à Ouagadougou, les blogueurs, activistes, influenceurs et « wiyiyans » sur leur responsabilité sociale pour une communication citoyenne.
Au cours de cette rencontre, il a été souligné qu’un simple « like », un partage ou un commentaire sur une plateforme numérique engage la responsabilité de son auteur devant la loi et peut conduire à des peines d’amende ou d’emprisonnement. Les administrateurs de groupes WhatsApp ont également été appelés à assurer une régulation saine des échanges, au risque de s’exposer à la rigueur de la loi.
Lors des échanges, deux communications ont été présentées. La première, animée par le CSC, a porté sur les cas de dérapages observés sur les réseaux sociaux. La seconde, présentée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), a abordé les comportements illicites les plus répandus dans le cyberespace ainsi que les sanctions prévues par la loi.
La rencontre d’échanges, présidée par le ministre en charge de la Communication, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, vise à promouvoir une utilisation responsable des réseaux sociaux, à sensibiliser sur les dangers de la désinformation et à renforcer le dialogue entre les institutions et les acteurs du web.
Selon le ministre de la Communication l’écosystème de l’information et de la communication a vu émerger, depuis septembre 2022, de nouveaux acteurs qui occupent l’espace numérique et contribuent à la lutte contre la désinformation.
« Il est important pour nous de nous rencontrer afin d’échanger, d’identifier les forces et les faiblesses, de corriger les erreurs et de nous orienter vers l’objectif commun qui est de construire un Burkina résilient et prospère », a-t-il indiqué.
Il a également précisé que ce cadre d’échanges n’a pas pour objectif de décourager les créateurs de contenus, mais plutôt de leur rappeler leur responsabilité sociale pour une communication citoyenne.
Le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a pour sa part souligné que le paysage médiatique burkinabè connaît une mutation profonde avec l’émergence d’influenceurs, de web-activistes, de blogueurs et de leaders d’opinion digitaux qui disposent aujourd’hui d’une audience parfois plus large que celle des médias traditionnels.
« De par leur capacité de mobilisation et leur proximité avec les populations, ces acteurs jouent désormais un rôle de relais d’opinion déterminant pour la stabilité sociale et le soutien aux institutions », a-t-il affirmé.
Toutefois, M. Ouédraogo a relevé que la diffusion rapide d’informations sur les réseaux sociaux, parfois sans vérification préalable, expose la société à des risques de désinformation, de fake news, de discours de haine, d’intolérance religieuse et de stigmatisation.
Face à ces dérives, le CSC, la BCLCC et le ministère en charge de la Communication ont décidé d’unir leurs efforts pour sensibiliser et accompagner les acteurs du numérique afin de promouvoir une utilisation responsable de l’espace civique numérique.
Il a enfin exhorté les acteurs du numérique à s’engager davantage pour faire de l’espace numérique burkinabè un cadre de dialogue constructif et de promotion de la paix, contribuant ainsi à la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour un Burkina Faso de cohésion sociale et de développement.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos


