BURKINA-MOUHOUN-DEDOUGOU-MASTER-SOUTENANCE
Dédougou/Recherche : André Doulkom analyse la gestion des délais dans les projets d’infrastructures sanitaires
Dédougou, 7 mars 2026 (AIB)-L’étudiant André Doulkom, de l’Institut supérieur polytechnique Saint Augustin de Dédougou (ISPSAD), a soutenu le samedi 7 mars 2026 à Dédougou, son mémoire de Master en gestion de projets, sur le thème : « Le management des délais dans les projets d’infrastructures sanitaires au Burkina Faso : étude du cas du projet de construction et d’équipement du Centre hospitalier universitaire régional de Dédougou (PCE CHUR-DDG) ».
Au Burkina Faso, la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires constituent une priorité stratégique pour améliorer l’accès et la qualité des soins.
Cependant, la mise en œuvre de ces projets se heurte souvent à des retards importants, compromettant leur efficacité et leur impact attendu.
Face à ce constat, l’étudiant André Doulkom, pour l’obtention du Master en gestion des projets, s’est penché à la gestion des délais dans les projets de construction hospitalière, à travers l’étude de cas du Projet de construction et d’équipement du centre hospitalier universitaire régional (PCE CHUR) de Dédougou.
A travers son étude, il s’est intéressé à une problématique majeure pour le développement du système sanitaire national, notamment la maîtrise des délais dans la mise en œuvre des projets d’infrastructures hospitalières.
Son travail met en évidence les enjeux liés à la planification et au suivi des projets publics dans un contexte où les retards d’exécution peuvent compromettre l’efficacité des investissements et l’amélioration de l’offre de soins.
L’analyse menée révèle notamment des retards importants liés aux lenteurs administratives, à la libération tardive des financements et à certaines insuffisances organisationnelles, malgré une planification initiale jugée globalement satisfaisante mais peu soutenue par des outils opérationnels de suivi.
L’étude souligne également les limites de la coordination institutionnelle, fragilisée par un manque de clarté dans la répartition des rôles et par des capacités techniques et managériales insuffisantes.
Ces dysfonctionnements, selon André Doulkom, compromettent l’atteinte des objectifs dans les délais, entraînant une sous-utilisation des ressources, une démotivation des entreprises partenaires et une frustration des populations en attente de la mise en service des infrastructures.
Tout en reconnaissant les limites liées à l’étude d’un cas unique, la recherche recommande l’institutionnalisation des outils modernes de gestion des délais, le renforcement des capacités des équipes de coordination et la sécurisation des mécanismes de financement afin d’améliorer durablement la gouvernance des projets hospitaliers et la performance de l’action publique.
L’impétrant a proposé une analyse approfondie des différentes phases du projet étudié, tout en mettant en lumière les contraintes rencontrées ainsi que les mécanismes susceptibles de renforcer la gestion des délais.
Pour étayer ses résultats, il s’est appuyé sur une démarche méthodologique combinant analyses documentaires, entretiens avec des acteurs clés du projet et exploitation de données quantitatives et qualitatives.
M. Doulkom, a notamment souligné la nécessité d’une planification rigoureuse, d’un calendrier d’exécution réaliste et d’un suivi permanent des activités afin de prévenir les dérives dans les délais de réalisation des infrastructures.
Cette soutenance constitue ainsi une étape marquante dans le parcours académique de André Doulkom et illustre l’importance de la recherche appliquée dans l’amélioration de la gestion des projets d’infrastructures publiques.
Par son étude, il apporte une contribution pertinente à la réflexion sur l’efficacité de la mise en œuvre des projets sanitaires au Burkina Faso en général et en particulier sur le projet de construction du nouveau Centre hospitalier universitaire régional de Dédougou dont le chantier est en souffrance depuis plusieurs années.
La communauté universitaire de l’ISPSAD a salué cette brillante prestation qui vient enrichir les travaux de recherche dans le domaine de la gestion de projets et encourager les étudiants à s’investir davantage dans l’analyse des défis liés au développement national.
A l’issue de la soutenance, l’impétrant a exprimé sa profonde gratitude à Dieu pour l’aboutissement de ce parcours académique, tout en saluant l’accompagnement des différents acteurs ayant contribué à la réussite de cette étape.
Il a conclu en citant l’écrivain et homme de culture burkinabè Feu Pacéré Frédéric Titinga, qui a rappelé que « tant que la fourmilière vit, elle ne doit jamais cesser d’ajouter la terre à la terre », une maxime qui, selon lui, traduit la nécessité de poursuivre l’effort, l’apprentissage et l’engagement au service du développement.
La pertinence du thème, la qualité de l’analyse ainsi que la rigueur scientifique du travail ont été unanimement saluées par le jury présidé par Flatié Victor Sanfo.
A l’issue des délibérations, le jury lui a attribué à la note de 17,5/20, assortie de la mention Très Bien.
Agence d’information du Burkina
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