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vendredi, 20 mars 2026
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Zoundwéogo : cadre provincial de dialogue instauré entre le secteur minier, l’administration et les communautés locales

Zoundwéogo : cadre provincial de dialogue instauré entre le secteur minier, l’administration et les communautés locales

Manga, 6 mars 2026 (AIB) – Le Haut-commissaire de la province du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, a présidé, le vendredi 6 mars 2026 à Manga, la première session ordinaire du Cadre provincial de Dialogue et de Suivi de la mine Kiaka-SA du Zoundwéogo (CPDSKZ), un mécanisme de concertation destiné à favoriser le dialogue entre la société minière Kiaka-SA, l’administration et les communautés locales.

La rencontre s’est tenue dans la salle de réunion du Conseil régional du Nazinon en présence des autorités administratives, coutumières, des représentants des collectivités territoriales ainsi que des responsables de la société minière.
Mis en place par l’arrêté N°2026-0002/MATM/RNZN/PZNW/HC-M/CAB du 19 février 2026, le CPDSKZ se veut un cadre permanent d’échanges et de partage d’informations autour des activités de la mine Kiaka-SA et de leurs impacts sur les communautés.

Les travaux ont débuté par la présentation de l’arrêté portant création du cadre, suivie de l’installation officielle des membres. Les participants ont ensuite procédé à la lecture et à l’adoption du règlement intérieur, document qui fixe les règles de fonctionnement de l’instance.

Dans son discours d’ouverture, le Haut-commissaire du Zoundwéogo a indiqué que la mise en place de ce cadre traduit la volonté des autorités administratives, de la société minière et des différentes parties prenantes d’instaurer un mécanisme permanent de concertation autour des activités minières dans la province.
Selon lui, l’exploitation minière constitue une opportunité de développement économique et social pour la province et pour le pays. Toutefois, elle soulève également des préoccupations liées notamment à la préservation de l’environnement, à la gestion des impacts sociaux, à la cohabitation avec les communautés et à la prise en compte des intérêts des populations.

« Ce cadre se veut un organe consultatif permettant de servir d’espace d’échanges et d’informations entre la société minière et les parties prenantes, de constituer un cadre de plaidoyer sur les questions d’intérêt communautaire et de contribuer à la sensibilisation des populations sur les enjeux miniers », a-t-il souligné.

Pour le responsable coutumier de Kassougou, Naaba Ligdi, la création de ce cadre est salutaire. « S’il n’existait pas, il fallait le créer », a-t-il affirmé, estimant que ce mécanisme permettra d’anticiper les problèmes susceptibles d’affecter la cohésion sociale et le vivre-ensemble dans les zones concernées par les activités minières.

Il a notamment évoqué les préoccupations liées à l’agriculture, à l’élevage, à la gestion des terres, à la pollution des eaux et aux attentes des jeunes en matière d’emploi.

Naaba Ligdi a également insisté sur l’importance d’une communication efficace avec les communautés, estimant que la radio constitue un canal essentiel pour relayer les informations validées par le cadre de concertation.
De son côté, le Directeur des affaires coopératives de Kiaka-SA, Dr Christian Ouédraogo, a expliqué que ce cadre vise à combler un vide dans le dispositif de concertation existant.

Selon lui, des cadres similaires existaient déjà dans certaines communes directement impactées par la mine, notamment Gogo et Niagho, ainsi qu’au niveau de la province du Boulgou. Toutefois, plusieurs localités du Zoundwéogo sont également concernées, même indirectement, par les activités de la mine.

« L’objectif est que toutes les collectivités concernées disposent du même niveau d’information sur la vie de la mine », a-t-il indiqué.

Le CPDSKZ a pour mission de favoriser le dialogue entre les parties prenantes, d’assurer le suivi des engagements mutuels et de contribuer à la gestion concertée des préoccupations liées au projet minier.

En plus de servir de cadre d’échanges, l’instance pourra également examiner certaines plaintes relatives aux activités minières et, au besoin, mettre en place des comités ad hoc pour proposer des solutions.

Agence d’information du Burkina
BGB/bbp

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