Acte 5 de l’hommage à Sankara : 1 000 élèves mobilisés et 2,5 millions FCFA offerts à l’initiative « Ma brique pour Sankara »
Ouagadougou, 5 mars 2026 (AIB) – L’acte 5 de la cérémonie d’hommage à Thomas Sankara et ses 12 compagnons a connu la présence de 600 élèves du primaire et de 400 élèves du secondaire, accompagnés de leurs encadreurs. À cette occasion, 2 500 000 FCFA ont été remis au comité de gestion du mémorial au profit de l’initiative « Ma brique pour Sankara », au nom de l’ensemble du personnel du ministère en charge de l’Enseignement de base et de celui de l’Enseignement secondaire.
La cinquième cérémonie d’hommage a été présidée par le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, et co-présidée par le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana.
Le ministre de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, recevant ses pairs à cette occasion, a salué la présence des élèves qui constitue un signal très fort pour la relève. Il les a appelés à grandir avec un idéal et des valeurs à défendre. L’amour de la patrie, l’intégrité, le sacrifice et l’engagement sans réserve pour le Burkina Faso et pour l’Afrique sont, entre autres, les idéaux qu’il a évoqués.
« Engagez-vous, soutenez le gouvernement, soutenez le chef de l’État et la Révolution progressiste populaire (RPP) », a déclaré le ministre porte-parole du gouvernement.
Pour le président de la cérémonie d’hommage du jour, Jacques Sosthène Dingara, ce lieu n’est pas seulement un espace de recueillement ni un simple monument, mais le reflet de la résilience et de la mémoire d’un peuple éprouvé par les tempêtes.
Selon lui, une révolution n’est pas possible sans l’adhésion de la jeunesse. C’est pourquoi son département a engagé des réformes scolaires dans le but de briser les chaînes de l’esclavagisme mental, celles de la reproduction des inégalités, et de former des citoyens libres et responsables.
Pour bâtir une nation fabuleuse, disciplinée et engagée, le Burkina Faso s’est engagé dans un chantier courageux et irréversible afin de forger un Burkinabè nouveau, enraciné dans sa culture, habile de ses mains et compétent en science et en technologie.
Selon le Pr Moumouni Zoungrana, « pour tuer un peuple, il faut tuer son système éducatif, et de la même manière il faut soigner le système éducatif d’un peuple pour qu’il se développe ». Ainsi, pour faire prospérer les idées de Thomas Sankara, il sied de les transmettre dans l’esprit des enfants.
Il a donc invité les élèves à s’inspirer de la vie de Thomas Sankara et à en faire leur boussole de vie.
« Tuez Sankara et des milliers de Sankara naîtront, et nous allons travailler pour qu’émergent des milliers de Sankara », a laissé entendre le ministre.
Agence d’information du Burkina
Nak/bbp


