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samedi, 7 mars 2026
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Guiriko/Culture et foi : la 2e édition de Bayir Teeb Reem Wakate mobilise les Bobolais au Théâtre de l’Amitié

Guiriko/Culture et foi : la 2e édition de Bayir Teeb Reem Wakate mobilise les Bobolais au Théâtre de l’Amitié

Bobo-Dioulasso, 1er mars 2026 (AIB)-La deuxième édition du concept Bayir Teeb Reem Wakate s’est tenue ce dimanche au Théâtre de l’Amitié, autour du thème « Notre culture, c’est notre identité ». L’événement a rassemblé un grand nombre de Bobolais venus célébrer Dieu à travers la musique traditionnelle, dans une salle comble.

Initié pour promouvoir l’adoration de Dieu au moyen d’instruments traditionnels, le concept met en avant des sonorités locales telles que le goumbé, le djembé, le tam-tam et le balafon.

Sur scène, plusieurs troupes ethniques, notamment celles des Peuls, des Bwaba, des Sénoufo et des Pougouli, ont offert des prestations saluées par le public, illustrant la richesse et la diversité culturelle du Burkina Faso.

Au cours de la soirée, un hommage appuyé a été rendu aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Cet hommage s’est matérialisé par l’interprétation du chant « Töond naa Tongamè » de l’artiste FDS Sam de Dieu. Le comité d’organisation avait prévu une enveloppe de 50 000 francs CFA au profit de la cellule sociale des FDS. À cette somme s’est ajoutée une contribution volontaire du public, permettant de mobiliser un montant total de 258 250 francs CFA destiné à soutenir les veuves et orphelins des FDS.

Présent à la cérémonie, le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a félicité le comité d’organisation pour la tenue de l’activité et salué le geste de solidarité à l’endroit des familles des FDS.
Selon lui, la méconnaissance de la culture et la perte d’identité constituent des facteurs explicatifs de la crise que traverse le pays. « Si nous connaissons notre culture, notre identité, il y a des choses que nous n’allons pas faire », a-t-il déclaré, soulignant que l’utilisation d’instruments traditionnels pour adorer le Tout-Puissant s’inscrit dans une forme de révolution culturelle positive.

Le lieutenant-colonel a également indiqué que la lutte pour la reconquête du territoire s’accompagne nécessairement de prières et du soutien moral des populations. Il a qualifié l’enveloppe remise à la cellule sociale de geste appréciable, rappelant que la solidarité fait partie intégrante des valeurs culturelles burkinabè.

La cérémonie s’est achevée par l’exécution de l’hymne national, suivie d’un moment de prière conduit par les pasteurs présents et le public, en faveur de la nation, pour la protection divine du Burkina Faso et le retour de la paix et de la sécurité.

Pour le promoteur de l’événement, Jean-Luc Kafando, l’initiative vise à renforcer le brassage ethnique à travers une musique 100 % traditionnelle, véritable socle de l’identité culturelle nationale.

Agence d’Information du Burkina
AB/ata

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