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Sissili / Éducation : Le lycée de Beun magnifie son identité culturelle à travers le port du Koko Dunda
Beun, 2 mars 2026 (AIB) – Les élèves et le corps professoral du lycée de Beun, village situé à 25 km de To, dans la province de la Sissili, ont officiellement marqué, ce lundi 2 mars 2026, leur adhésion à la valorisation du patrimoine local. Sous l’impulsion des autorités éducatives, l’établissement a adopté le Koko Dunda comme symbole de patriotisme.
Dans la cour du lycée de Beun, l’effervescence était inhabituelle dans la matinée du lundi 2 mars 2026. La majorité des 521 élèves de l’établissement ont délaissé l’uniforme classique kaki au profit du Koko Dunda. La journée a débuté par la montée des couleurs au rythme du Ditanyè, entonné avec ferveur par une jeunesse parée de vert, blanc et noir.
Pour le délégué du personnel, Pierre Kiemdé, cette initiative dépasse le simple cadre vestimentaire. « C’est un engagement patriotique qui s’inscrit en droite ligne avec les idéaux de la Révolution progressiste et populaire portés par le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il affirmé.
Selon lui, le choix du Koko Dunda n’est pas fortuit et reflète l’environnement boisé de la localité.
Le proviseur de l’établissement, Nicodème Yaméogo, a précisé que cette mise en œuvre répond à la vision et à la politique du gouvernement ainsi qu’aux instructions du directeur provincial de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique de la Sissili.
« Après concertation avec l’administration, les délégués et le conseil d’école, notre choix s’est porté sur le Koko Dunda pour son harmonie avec notre végétation abondante », a-t-il expliqué, se réjouissant de l’adhésion massive des parents malgré un lancement différé, lié aux réalités socio-économiques des populations.
Du côté des apprenants, l’enthousiasme était palpable. L’élève en classe de Terminale A, Pauline Zizien, a salué cette réforme qui constitue une manière d’adapter le système scolaire aux réalités locales. « En intégrant nos racines au cœur de l’école, nous favorisons l’essor de la nation », a-t-elle soutenu.
Son camarade de la classe de 3e, Fadoul Kadio, a indiqué que le port de cette tenue lui procure un « sentiment de distinction » et participe au développement économique par la promotion de la production locale.
Toutefois, derrière cette célébration culturelle, le lycée de Beun, fondé en 2010 en tant que CEG avant d’être érigé en lycée en 2022, fait face à des réalités précaires.
Le proviseur, Nicodème Yaméogo, a profité de l’occasion pour énumérer les défis majeurs, notamment l’absence de clôture sécurisée, l’accès très limité à l’électricité et surtout l’inexistence de bâtiments administratifs.
« Les enseignants sont contraints de corriger les copies sous les arbres, exposés aux intempéries », a-t-il déploré, évoquant également des tensions budgétaires liées au paiement des vacations.
Selon lui, malgré ces obstacles, le climat de travail reste serein. Le censeur de l’établissement, Issaka Kouraogo, a dressé un bilan positif du premier trimestre, saluant l’assiduité exemplaire du personnel.
Les ambitions pour la fin de l’année sont claires : atteindre 90 % de réussite pour les classes de passage, 80 % au BEPC et viser 100 % au Baccalauréat, a précisé M. Kouraogo.
À travers l’initiative du port du Koko Dunda, le lycée de Beun entend susciter chez les élèves un retour à leurs origines.
Pour rappel, le lycée de Beun, situé dans la province de la Sissili, a été fondé en 2010 pour contribuer à l’éducation des enfants.
Agence d’information du Burkina
BAN/NO/ATA










