BURKINA-KOURITTENGA-CINEMA-AUDIOVISUEL- ART
Kourittenga/Projet «Beoogo yĩnga, des jeunes qui sèment » : Dix jeunes cinéastes nommés ambassadeurs citoyens de l’audiovisuel
Koupéla, 28 fév. 2026 (AIB)-Le Haut-commissaire de la province du Kourittenga, Moctar Ilboudo, a lancé, le samedi 28 février 2026, le projet « Beoogo yĩnga, des jeunes qui sèment », qui a nommé 10 jeunes cinéastes comme ambassadeurs citoyens de l’audiovisuel. Ce projet a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) et du Programme d’appui au développement des industries culturelles (PADIC).
Le projet « Beoogo yĩnga, des jeunes qui sèment », lancé le samedi 28 février 2026, s’étend sur une durée de six (06) mois.
Dix jeunes cinéastes, sélectionnés parmi les participants des Rencontres création audiovisuelle (RCA), ont été nommés ambassadeurs citoyens de l’audiovisuel.
Afin de faciliter leur travail, ces jeunes ambassadeurs ont été dotés d’un kit professionnel en audiovisuel.
En 2020, l’Association cinéma et développement local (ACDL) a vu le jour dans la commune de Koupéla, avec une conviction simple que le cinéma et l’audiovisuel ne doivent pas être réservés aux grandes villes et qu’ils constituent des outils de transformation sociale, de dialogue et de développement.
Depuis lors, à travers les différentes éditions des Rencontres création audiovisuelle (RCA), plus de 200 jeunes ont été formés à la réalisation, écriture de scénario, prise de son, image, vidéo et montage, maquillage et jeu d’acteur.
Cependant, après ces formations, certains jeunes se sont retrouvés sans moyens pour mettre en pratique les compétences acquises.
Par ailleurs, le Kourittenga reste un désert culturel, sans salle de cinéma, alors même que la population consomme des contenus audiovisuels qui ne reflètent pas toujours les réalités locales.
Les jeunes du territoire sont les mieux placés pour produire des œuvres qui racontent leurs propres histoires. C’est pour répondre à ces besoins qu’est né le projet « Beoogo yĩnga, des jeunes qui sèment ».
Selon la coordonnatrice du projet, Juliette Janine Ouango, pendant six mois, dix jeunes cinéastes vont bénéficier d’un encadrement professionnel continu.
« Ils disposeront de mentors et de matériel professionnel et produiront vingt capsules vidéo de moins de dix minutes sur les fictions, reportages, portraits et courts documentaires », a-t-il dit.
Pour Mme Ouango, chaque capsule racontera notre région, nos héros du quotidien, nos artisans, nos cultivateurs innovants, nos femmes leaders, nos jeunes entrepreneurs, nos traditions vivantes et des initiatives de paix.
« Nous organiserons également des ciné-clubs mobiles itinérants dans plusieurs communes de la région.», a poursuivi la coordinatrice du projet.
Les jeunes ambassadeurs cinéastes se sont dits conscients des responsabilités qui leur incombent.
Zabir Isidine Tarpaga, a déclaré que c’est une lourde responsabilité que nous confie l’Association cinéma et développement Local (ACDL).
« Nous sentons qu’elle place en nous une grande confiance. Nous allons la mériter en allant sur le terrain, en parcourant le Kourittenga pour explorer nos richesses, découvrir notre diversité et raconter nos histoires avec nos caméras, avec notre propre regard », a-t-il ajouté.
Pour la marraine, Kady Traoré, actrice, réalisatrice et productrice lorsqu’on est formé, on maîtrise mieux les choses, car l’image n’est pas quelque chose de nouveau, mais de sérieux.
« La formation est la base, quel que soit le modèle comme l’école, ateliers, les sessions de formation ou échanges d’expériences. Il est toujours important d’être adossé à une structure ou une association afin de bénéficier d’un accompagnement pour mieux raconter ce que l’on veut», a-t-elle précisé.
Le directeur provincial en charge de la des Arts du Kourittenga, Loukoumane Badolo, a indiqué que dans la mise en œuvre du projet PADIC, plusieurs critères étaient requis pour accompagner les projets culturels et touristiques à travers le Burkina Faso.
« Ce projet a du contenu. Le Fonds de Développement Culturel et Touristique a jugé qu’il répond à un besoin réel dans notre province. Nous attendons de l’Association Cinéma et Développement Local la mise en œuvre effective de toutes les activités prévues », a-t-il déclaré.
Le Haut-commissaire de la province du Kourittenga, Moctar Ilboudo, a félicité les dix jeunes ambassadeurs.
« Je voudrais, dans un premier temps, vous féliciter et vous inviter à rester assidus et engagés autour des activités du projet afin qu’à la fin, nous puissions présenter au ministère en charge de la Communication des résultats satisfaisants », a dit M. Ilboudo.
En plus des renforcements de capacités dont vous avez bénéficié, elle a voulu vous accompagner dans la création.
Agence d’information du Burkina
AWS/HB/OO


