Kadiogo : Akossito Hermine Tognon promue docteure en santé publique avec mention très honorable
Ouagadougou, 26 février 2026 (AIB) – Akossito Hermine Tognon a brillamment soutenu, jeudi à Ouagadougou, sa thèse de doctorat unique en santé publique, spécialité gestion des politiques et systèmes de santé, devant un jury international. À l’issue des délibérations, elle a été élevée au grade de docteure en santé publique de l’Université Joseph Ki-Zerbo, avec la mention très honorable assortie des félicitations du jury.
Intitulée « Diagnostic tardif du cancer du sein dans un contexte urbain : contribution épidémiologique et comportementale à Ouagadougou au Burkina Faso », la recherche de la nouvelle docteure s’est intéressée aux déterminants du dépistage tardif du cancer du sein dans la capitale burkinabè.
Selon l’impétrante, le taux de diagnostic tardif du cancer du sein mis en évidence par son étude s’élève à 32,74 %.
L’étude, menée exclusivement dans la ville de Ouagadougou, s’est articulée autour de cinq volets.
Le premier a porté sur l’estimation de la fréquence et l’identification des facteurs associés au diagnostic tardif. Le deuxième s’est penché sur les perceptions des femmes vis-à-vis de ce diagnostic tardif. Le troisième a exploré les stratégies susceptibles d’améliorer le diagnostic précoce. Le quatrième volet a analysé l’organisation de la prise en charge du cancer du sein, tandis que le cinquième s’est intéressé aux politiques, plans d’actions et protocoles encadrant la prise en charge de cette pathologie.
Akossito Hermine Tognon a souligné que l’amélioration du dépistage précoce du cancer du sein passe par le renforcement de la sensibilisation communautaire, la formation continue du personnel de santé à tous les niveaux du système sanitaire, la facilitation de l’accès aux tests de dépistage ainsi que l’intégration du dépistage du cancer du sein dans les soins de santé primaires.
Son directeur de thèse, Maxime Drabo, a estimé que cette étude contribuera à faire évoluer les mentalités face au cancer du sein, une maladie encore entourée de peur et de stigmatisation.
Il a également relevé qu’elle met en lumière les opportunités liées à la gratuité du diagnostic, de certains médicaments et de la prise en charge.
Pour sa part, le président du jury, Clément Ziemlé Meda, a recommandé un approfondissement des recherches, notamment à travers un dialogue scientifique renforcé et des perspectives d’investigation futures afin de consolider les acquis de cette étude.
Agence d’Information du Burkina (AIB)


