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lundi, 23 mars 2026
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Le Carême appelle à « une vie droite », pas à « un concours de mines serrées », selon l’abbé Charles Ouanga

Le Carême appelle à « une vie droite », pas à « un concours de mines serrées », selon l’abbé Charles Ouanga

Ouagadougou, 18 février 2026 (AIB)-Le carême ne doit pas être une « compétition spirituelle », ni « un concours de mines catastrophiques », mais un appel à une vie droite au-delà des 40 jours, a recommandé

Devant une cathédrale bondée, à l’intérieur comme à l’extérieur, de fidèles venus marquer l’entrée dans cette période de quarante jours de pénitence, le prêtre célébrant du jour, l’abbé Charles Ouanga, a fermement dénoncé une vision superficielle de la pratique religieuse.
« Arrêter de manger, de boire de la bière et de consommer de la viande, mais continuer la médisance, la colère, la calomnie et l’orgueil, c’est faire une grève de la faim », a martelé le religieux, fustigeant ceux qui transforment ce temps de recueillement en un « concours de mines catastrophiques ».

Adoptant un ton posé, parfois teinté d’ironie, l’abbé Ouanga a mis en garde contre la tentation de l’exhibitionnisme spirituel à l’ère des réseaux sociaux.
« Dieu n’a pas besoin d’un service de communication pour faire le reportage de nos aumônes. La charité envers nos frères et sœurs n’a pas besoin de followers », a-t-il lancé, ajoutant qu’il n’existe pas d’« Oscars du meilleur jeûneur ».

Pour le célébrant, le jeûne ne saurait être une compensation, mais une conversion.
« Le carême ne remplace pas une vie droite. On ne jeûne pas pour compenser une injustice, un manque de pardon ou une infidélité », a martelé Charles Ouanga.

L’abbé a insisté sur la dimension intérieure de cette période, soulignant qu’un jeûne sans prière « fatigue le corps, mais ne nourrit pas l’âme ».
Il a appelé les fidèles à ne pas considérer ces quarante jours comme une simple « parenthèse », mais comme un « enracinement » vers une transformation durable.

« Au bout des 40 jours, si tu deviens plus humble, plus patient, plus spirituel, plus aimable, ton carême aura porté du fruit », a-t-il conclu.

Le mercredi des Cendres marque, pour les catholiques, le début du carême, une période de jeûne, de pénitence, de partage et de prière qui s’achèvera par le Vendredi saint et la fête de Pâques.

Agence d’information du Burkina
MN/bak/ata

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