{"id":9739,"date":"2021-03-15T12:33:06","date_gmt":"2021-03-15T11:33:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=9739"},"modified":"2021-03-15T12:33:06","modified_gmt":"2021-03-15T11:33:06","slug":"journee-internationale-de-la-femme-dans-les-banwa-sortir-la-femme-de-la-precarite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2021\/03\/15\/journee-internationale-de-la-femme-dans-les-banwa-sortir-la-femme-de-la-precarite\/","title":{"rendered":"Journ\u00e9e internationale de la femme dans les Banwa : Sortir la femme de la pr\u00e9carit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Journ\u00e9e internationale de la femme dans les Banwa<\/p>\n<p><strong>Sortir la femme de la pr\u00e9carit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le lundi 08 mars 2021, le monde entier a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la 164\u00e8 journ\u00e9e de la femme. A Solenzo, chef-lieu de la province des Banwa, dans la r\u00e9gion de la Boucle du Mouhoun, aucune manifestation n\u2019a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e \u00e0 cet effet. Tout de m\u00eame, Mariam Drabo qui d\u00e9plore les conditions difficiles de la femme, estime que cette journ\u00e9e, comme l\u2019indiquent ses fondements, doit \u00eatre l\u2019occasion de songer \u00e0 changer la vie de la femme.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Lundi 8 mars2021, journ\u00e9e internationale de la femme. En cette matin\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019autre moiti\u00e9 du ciel, la place de la mairie de Solenzo, par\u00e9e pour cet \u00e9v\u00e8nement qui ne se passe qu\u2019une fois dans l\u2019ann\u00e9e, est vide. La Maison de la femme laiss\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame est aussi devenue le refuge des margouillats et des reptiles. Faute de s\u2019entendre, la femme n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 magnifi\u00e9e dans le chef-lieu de la province des Banwa. Pas une halte pour cogiter sur les conditions de la femme, ni de f\u00eate en son honneur pour son apport inestimable \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9.\u00a0 Par contre, chacune vaque \u00e0 ses occupations quotidiennes. C\u00e9l\u00e9br\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1911, la journ\u00e9e internationale de femme met en avant la lutte pour les droits de la femme, notamment la r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s par rapport aux hommes.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les efforts consentis pour am\u00e9liorer les conditions de vie de l\u2019autre moiti\u00e9 du ciel, elles sont nombreuses, celles qui croulent sous le poids de la soci\u00e9t\u00e9 au pays des Hommes int\u00e8gres. Pauvret\u00e9, margilisation, corv\u00e9es d\u2019eau,\u2026 sont le quotidien de beaucoup de femmes. Sont de celles-l\u00e0 Mariam Drabo, r\u00e9sidente \u00e0 Solenzo dans la province des Banwa, r\u00e9gion de la Boucle du Mouhoun. M\u00e8re de six enfants et \u00e9pouse d\u2019un agent de la soci\u00e9t\u00e9 des fibres et textiles du Burkina (SOFITEX), dame Drabo, la cinquantaine r\u00e9volue, dit traverser des moments difficiles. Et pour elle, la journ\u00e9e du 8 mars doit \u00eatre un moment de r\u00e9flexion pour sortir les autres femmes de la souffrance.<\/p>\n<p>Depuis la retraite de son mari \u00e0 la nationale des fibres d\u2019il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es<strong>,<\/strong> c\u2019est la croix et banni\u00e8re pour Mme Drabo et ses enfants. Si deux de ses enfants sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, ses jumeaux faute de moyens financiers, selon les confidences de Mariam Drabo, ont abandonn\u00e9 les bancs \u00e0 la classe de CM2. Le seul enfant du couple Drabo qui fr\u00e9quente, est en classe de CE2. <em>\u00ab\u00a0Je suis comme une veuve. Mon \u00e9poux n\u2019est jamais \u00e0 la maison. Une fois sa pension en mains, il disparait de la circulation et ne revient lorsqu\u2019il n\u2019a plus rien\u00a0\u00bb<\/em>, se l\u00e2che avec amertume Mariam Drabo. Pour ne pas mourir de faim, Mme Drabo s\u2019adonne \u00e0 de petites activit\u00e9s. Aide vendeuse de savon en boule, Mariam Drabo gagnait 200 \u00e0 300 FCFA le jour en fonction du march\u00e9. Un gain qui ne lui permet pas de subvenir aux besoins de sa famille.<\/p>\n<p>Pour un mieux-\u00eatre, Mme Drabo va abandonner cette activit\u00e9 de aide vendeuse pour entreprendre la fabrication et la vente des \u00e9pices. Travaillant pour son propre compte, Mariam Drabo se fait un b\u00e9n\u00e9ficie de 3000 \u00e0 3500 FCF pour une d\u00e9pense de 20\u00a0000 dans la fabrication et la commercialisation des \u00e9pices. <em>\u00ab\u00a0Ce b\u00e9n\u00e9fice me permet de payer une bo\u00eete de ma\u00efs chaque deux jours pour nourrir mes enfants, les habiller et les soigner quand ils sont malades\u00a0\u00bb<\/em>, dit-elle. Si cette nouvelle activit\u00e9 lui permet de subvenir \u00e0 quelques besoins \u00e9l\u00e9mentaires de sa famille, la cheffe de famille malgr\u00e9 elle, d\u00e9plore le manque de mat\u00e9riel de travail. <em>\u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 la main que je pile les \u00e9pices. Ensuite, dans une charrette, je fais le tour des restaurants, bars et boutiques \u00e0 la recherche de la client\u00e8le\u00a0\u00bb<\/em>, poursuit-elle. C\u2019est pourquoi elle lance un appel aux bonnes volont\u00e9s, surtout \u00e0 la ministre en charge de la femme, \u00e0 la soutenir pour faire prosp\u00e9rer cette activit\u00e9 de fabrication et de vente d\u2019\u00e9pices qui est sa \u00ab\u00a0mine d\u2019or\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Salifou OUEDRAOGO<\/strong><\/p>\n<p><em>Correspondant<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Journ\u00e9e internationale de la femme dans les Banwa Sortir la femme de la pr\u00e9carit\u00e9 \u00a0 Le lundi 08 mars 2021, le monde entier a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la 164\u00e8 journ\u00e9e de la femme. A Solenzo, chef-lieu de la province des Banwa, dans la r\u00e9gion de la Boucle du Mouhoun, aucune manifestation n\u2019a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e \u00e0 cet effet. 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