{"id":7260,"date":"2020-07-17T17:23:35","date_gmt":"2020-07-17T15:23:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=7260"},"modified":"2020-07-17T17:23:35","modified_gmt":"2020-07-17T15:23:35","slug":"campagne-agricole-2020-2021-de-grosses-inquietudes-dans-le-grenier-du-burkina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2020\/07\/17\/campagne-agricole-2020-2021-de-grosses-inquietudes-dans-le-grenier-du-burkina\/","title":{"rendered":"Campagne agricole 2020-2021   :  De grosses inqui\u00e9tudes dans le \u00ab\u00a0Grenier du Burkina\u00a0\u00bb  \u00a0"},"content":{"rendered":"<p>Campagne agricole 2020-2021<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>De grosses inqui\u00e9tudes dans le <em>\u00ab\u00a0Grenier du Burkina\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La campagne agricole 2020-2021 dans la Boucle du Mouhoun suscite des inqui\u00e9tudes du fait de la raret\u00e9 des pluies. Jusqu\u2019\u00e0 la date du 07 juillet 2020, dame nature se faisait prier dans le <em>\u00ab\u00a0grenier du Burkina\u00a0\u00bb.<\/em> Pour contrer le retard caus\u00e9 par le manque de pluies, les producteurs ont fait l\u2019option de mettre \u00e0 profit les avanc\u00e9es technologiques avec les vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es \u00e0 court cycle. <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Mardi 7 juillets 2020. Il est 11 heures 30 minutes \u00e0 Yiritenga, dans la commune de D\u00e9dougou, province du Mouhoun. Issouf Koalga, en compagnie de ces deux filles sous un soleil ardent, s&rsquo;att\u00e8lent au semi du sorgho sur un sol aride. C&rsquo;est la troisi\u00e8me fois, que sieur Koalga s\u00e8me sur la m\u00eame parcelle, les deux derni\u00e8res fois av\u00e9r\u00e9es infructueuses par manque de pluie. Du jamais vu selon le quinquag\u00e9naire depuis qu\u2019il est adulte. <em>\u00ab\u00a0Tout petit j\u2019ai v\u00e9cu une situation similaire dans les ann\u00e9es 70, si ce n&rsquo;est pas cette ann\u00e9e, je n\u2019ai jamais assist\u00e9 \u00e0 un d\u00e9but de campagne aussi difficile\u00a0\u00bb<\/em> a-t-il d\u00e9clar\u00e9 avec amertume. De quoi avoir peur pour le reste de la saison pluvieuse. <em>\u00ab\u00a0Si en juillet nous n&rsquo;avons pas une bonne pluviom\u00e9trie, il nous sera difficile de faire une bonne saison. Nous avons vraiment peur pour la suite\u00a0\u00bb<\/em>, se l\u00e2che-t-il. Des inqui\u00e9tudes partag\u00e9es par le jeune Zakaria Sawadogo. <em>\u00ab\u00a0Nous nous interrogeons sur l&rsquo;issue de cette saison hivernale. Nous ne savons pas ce que nous allons devenir au regard de la raret\u00e9 des pluies. Cela fait pratiquement un mois que nous n&rsquo;avons pas eu de pluie \u00e0 Koukatenga\u00a0\u00bb<\/em>, dit-il. Ni les pri\u00e8res, ni les rites coutumiers pour implorer la cl\u00e9mence de dame nature, n\u2019ont rien chang\u00e9 \u00e0 cette raret\u00e9 des pluies. <em>\u00ab\u00a0Apr\u00e8s les sorties infructueuses des femmes et des coutumiers, c\u2019est au tour des religieux aujourd\u2019hui (ndlr 7 juillet 2020) qui se sont rendus en brousse pour des pri\u00e8res afin qu\u2019on ait la pluie\u00a0\u00bb<\/em>, confie M. Sawadogo. Contrairement \u00e0 Issouf Koalga, Zakaria Sawadogo a su profiter des premi\u00e8res pluies. Le 7 juillet 2020, il d\u00e9barrassait les mauvaises herbes de son sorgho au stade de lev\u00e9e qui pr\u00e9sentait une bonne physionomie m\u00eame si le feuillage qui ployait sous le soleil \u00e0 plomb r\u00e9clamait inesp\u00e9r\u00e9ment l&rsquo;eau. Un d\u00e9but de campagne agricole compliqu\u00e9 confirm\u00e9 par le directeur r\u00e9gional de l\u2019agriculture et des am\u00e9nagements hydrauliques de la Boucle du Mouhoun, Dom\u00e9tierk\u00e9 John Herman Hien. <em>\u00ab\u00a0Sur quatorze postes pluviom\u00e9triques suivis dans la r\u00e9gion, sept sont d\u00e9ficitaires \u00e0 la date du 14 juillet 2020 en comparaison \u00e0 la m\u00eame situation de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/em> <em>D\u2019o\u00f9 les retards dans certaines activit\u00e9s notamment les labours. Ce qui n\u2019a pas permis une mise en place habituelle des cultures\u00a0\u00e0 bonne date \u00bb<\/em>, indique le directeur r\u00e9gional.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les semences am\u00e9lior\u00e9es, l\u2019espoir des producteurs<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Mais il n\u2019y a pas de quoi s\u2019inqui\u00e9ter relativise Dom\u00e9tierk\u00e9 John Herman Hien car dit-il, <em>\u00ab\u00a0les contraintes pluviom\u00e9triques sont \u00e0 ce jours lev\u00e9es. Surtout que les pr\u00e9visions nous indiquent qu\u2019il y aura une pluviom\u00e9trie normale \u00e0 tendance exc\u00e9dentaire. Et la pluie diluvienne d\u2019hier (ndlr le 13 juillet 2020) avec des inondations dans quelques endroits vient confirmer ces pr\u00e9visions\u00a0\u00bb.<\/em> Outre les pr\u00e9visions pluviom\u00e9triques qui pr\u00e9sagent des lendemains meilleurs, le directeur r\u00e9gional de l\u2019agriculture et des am\u00e9nagements hydrauliques de la Boucle du Mouhoun sugg\u00e8re les semences am\u00e9lior\u00e9es aux producteurs dans l\u2019espoir de combler le vide laiss\u00e9 par les poches de s\u00e8cheresse. La recherche agricole, selon John Hien, a fait des merveilles avec la mise \u00e0 la disposition des producteurs des semences am\u00e9lior\u00e9es de qualit\u00e9 nutritives. <em>\u00ab\u00a0En plus de travailler sur la longueur du cycle, les chercheurs ont r\u00e9ussi \u00e0 trouver des vari\u00e9t\u00e9s riches en nutriment qui tol\u00e8rent la s\u00e8cheresse et r\u00e9sistent mieux aux maladies\u00a0\u00bb<\/em>, se r\u00e9jouit-il. Du <em>\u00ab\u00a0Komsaya\u00a0\u00bb<\/em>, au <em>\u00ab\u00a0Bondofa\u00a0\u00bb<\/em> en passant par le <em>\u00ab\u00a0Sanem\u00a0\u00bb<\/em>, les producteurs ont le choix entre ces vari\u00e9t\u00e9s hybrides de ma\u00efs qui s\u2019adaptent aux al\u00e9as climatiques. D\u2019une couleur jaune avec une texture du grain corn\u00e9-dent\u00e9, selon le chercheur g\u00e9n\u00e9ticien \u00e0 l\u2019institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA) Edgard Traor\u00e9, coordonnateur du forum ouvert \u00e0 la biotechnologie agricole au Burkina (OFAB-Burkina), le <em>\u00ab\u00a0Komsaya\u00a0\u00bb <\/em>est par exemple d\u2019un cycle pr\u00e9coce de 85 \u00e0 95 jours. Son rendement, poursuit le coordonnateur d\u2019OFAB-Burkina, est de 08 \u00e0 09 tonnes \u00e0 l\u2019hectare. L\u2019Orylux6, le TS2, le FKR60N, ou encore le FKR62N sont aussi de vari\u00e9t\u00e9s de riz de 100 \u00e0 120 jours que l\u2019institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles, a mis au point en janvier 2020 pour permettre de parer \u00e0 l\u2019installation tardive des pluies. Ces vari\u00e9t\u00e9s de riz d\u2019un rendement de 5 \u00e0 7 tonnes \u00e0 l\u2019hectare, selon les chercheurs, requi\u00e8rent moins d\u2019eau pour leur culture parce que <em>\u00ab\u00a0la source de la g\u00eane est de type pluvial\u00a0\u00bb<\/em>. <em>\u00ab\u00a0Habituellement, nous semons des vari\u00e9t\u00e9s de quatre \u00e0 cinq mois de cycle, mais avec le manque de pluies cette ann\u00e9e, nous allons bouleverser ses habitudes en optant pour les semences de cycles courts de trois \u00e0 quatre mois maximum pour esp\u00e9rer r\u00e9colter en fin de saison \u00bb<\/em>, confie Issouf Koala.<\/p>\n<p><strong>Kam\u00e9l\u00e9 FAYAMA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Campagne agricole 2020-2021 &nbsp; De grosses inqui\u00e9tudes dans le \u00ab\u00a0Grenier du Burkina\u00a0\u00bb \u00a0 La campagne agricole 2020-2021 dans la Boucle du Mouhoun suscite des inqui\u00e9tudes du fait de la raret\u00e9 des pluies. 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