{"id":6491,"date":"2020-04-27T17:51:51","date_gmt":"2020-04-27T15:51:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=6491"},"modified":"2020-04-27T17:51:51","modified_gmt":"2020-04-27T15:51:51","slug":"port-obligatoire-de-masques-une-mesure-peu-respectee-a-bobo-dioulasso","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2020\/04\/27\/port-obligatoire-de-masques-une-mesure-peu-respectee-a-bobo-dioulasso\/","title":{"rendered":"Port obligatoire de masques  :une mesure peu respect\u00e9e \u00e0 Bobo-Dioulasso"},"content":{"rendered":"<p><strong>Port obligatoire de masques<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une mesure peu respect\u00e9e \u00e0 Bobo-Dioulasso<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>La mesure de port obligatoire de masques pour se prot\u00e9ger contre le coronavirus est rentr\u00e9e en vigueur depuis hier 27 avril 2020. A Bobo-Dioulasso, la consigne est plus ou moins respect\u00e9e. Si certains habitants ont le masque au visage, d\u2019autres, le plus grand nombre, font leur course sans protection comme nous l\u2019avons constat\u00e9 ce 27 avril 2020.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement burkinab\u00e9 a instaur\u00e9 le port obligatoire des masques pour briser la chaine de contamination du coronavirus. Au premier jour de l\u2019entr\u00e9e en vigueur de cette mesure, nombreux sont malheureusement ceux qui ignore le cache-nez. A pied, \u00e0 moto ou en voiture, le masque est peu visible sur les visages dans les art\u00e8res de Sya. Un constat que confirme un jeune vendeur de bavettes, Joel Darga, au march\u00e9 central de Bobo-Dioulasso. \u00ab\u00a0<em>Walaiye, les gens ne portent pas les cache-nez l\u00e0<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Pour lui, ceux qui sont sans masques sont beaucoup plus nombreux que ceux qui le portent. Et d\u2019ajouter\u00a0\u00ab\u00a0<em>il y a des gens qui viennent au march\u00e9 et lorsqu\u2019on leur exige des cache-nez, ils retournent \u00e0 la maison<\/em>\u00a0\u00bb. Pourtant, le march\u00e9 de Bobo-Dioulasso qui a ouvert ses portes le 21 avril apr\u00e8s 3 semaines de fermeture \u00e0 cause du COVID19, grouille de monde. Si certains clients se soumettent au lavage des mains avant d\u2019y entrer, d\u2019autres par contre, se faufilent entre ces derniers pour acc\u00e9der au march\u00e9 et souvent sans masque. Moussa Traor\u00e9 est l\u2019un de ceux-l\u00e0. Pour lui, c\u2019est une difficult\u00e9 respiratoire qui lui emp\u00eache de porter les cache-nez.\u00a0\u00ab\u00a0<em>Moi j\u2019ai un probl\u00e8me de respiration avec le cache-nez. C\u2019est pour cela je ne les porte pas\u00a0<\/em>\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p><strong>Le co\u00fbt et la qualit\u00e9 des masques d\u00e9cri\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Certaines personnes \u00e9voquent \u00e9galement des probl\u00e8mes de sant\u00e9 qui les emp\u00eachent de se prot\u00e9ger, d\u2019autres par contre, trouvent \u00e9lev\u00e9 le prix d\u2019achat des bavettes \u00e9lev\u00e9. Le masque reste inaccessible selon des commer\u00e7ants rencontr\u00e9s aux alentours du si\u00e8ge d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de t\u00e9l\u00e9phonie mobile.\u00a0\u00ab\u00a0<em>C\u2019est une bonne id\u00e9e d\u2019amener les gens \u00e0 porter les masques pour se prot\u00e9ger contre le COVID- 19. Mais tout le monde n\u2019a pas les moyens de s\u2019acheter ces masques. <\/em><\/p>\n<p><em>Il y a des gens qui ne peuvent m\u00eame pas avoir 200 ou 500F pour s\u2019en procurer. Le gouvernement devait d\u2019abord distribuer les masques avant d\u2019obliger les gens \u00e0 les porter. C\u2019est vrai que c\u2019est pour un probl\u00e8me de sant\u00e9, mais les moyens manquent au Burkina<\/em>\u00a0\u00bb, souligne Mahamadi Kabr\u00e9. Son voisin, Hyacinthe Ou\u00e9draogo vendeur de portables, ajoute\u00a0\u00ab\u00a0<em>c\u2019est une bonne initiative pour lutter contre la propagation du coronavirus. Mais au Burkina, la majorit\u00e9 de la population n\u2019a pas les moyens n\u00e9cessaires pour s\u2019acheter les masques. Le gouvernement devait distribuer les masques au niveau des feux tricolores ou dans les lieux de grande affluence\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Outre les questions de sant\u00e9 et de moyens, d\u2019autres \u00e9voquent la qualit\u00e9 des masques comme le rel\u00e8ve Ismael Kabr\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Les masques que nous avons ici ne sont pas trop pratiques. Lorsque vous les porter, vous avez des difficult\u00e9s pour respirer 30 \u00e0 40 minutes apr\u00e8s\u00a0surtout quand il fait chaud. Il faut que le gouvernement revoie la qualit\u00e9 des cache-nez<\/em>\u00a0\u00bb. En attendant Yaya Traor\u00e9, une des rares personnes rencontr\u00e9es avec un cache nez conseille le port de ces instruments de protection.\u00a0\u00ab<em> La mesure est bonne. \u00a0Les masques sont n\u00e9cessaires car nous ne savons pas qui est malade ou pas. Les autorit\u00e9s ont leur raison quand ils imposent le port de ces cache-nez<\/em>.\u00a0\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p><strong>Adaman DRABO<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Port obligatoire de masques Une mesure peu respect\u00e9e \u00e0 Bobo-Dioulasso \u00a0 La mesure de port obligatoire de masques pour se prot\u00e9ger contre le coronavirus est rentr\u00e9e en vigueur depuis hier 27 avril 2020. A Bobo-Dioulasso, la consigne est plus ou moins respect\u00e9e. 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