{"id":6371,"date":"2020-04-16T12:18:08","date_gmt":"2020-04-16T10:18:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=6371"},"modified":"2020-04-16T12:18:08","modified_gmt":"2020-04-16T10:18:08","slug":"mesures-restrictives-contre-le-coronavirus-les-employes-des-maquis-en-chomage-technique-a-dedougou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2020\/04\/16\/mesures-restrictives-contre-le-coronavirus-les-employes-des-maquis-en-chomage-technique-a-dedougou\/","title":{"rendered":"Mesures restrictives contre le coronavirus    : les employ\u00e9s des maquis en ch\u00f4mage technique \u00e0 D\u00e9dougou  \u00a0"},"content":{"rendered":"<p>Mesures restrictives contre le coronavirus<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les employ\u00e9s des maquis en ch\u00f4mage technique \u00e0 D\u00e9dougou<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour \u00e9viter la propagation du coronavirus (COVID-19) au Burkina, le pr\u00e9sident du Faso, dans une adresse \u00e0 la nation prenait une batterie de mesures-barri\u00e8res le 20 mars 2020. Depuis cette date, des mesures de restriction dans les maquis, bars et restaurants sont \u00e9dict\u00e9es. Des restrictions qui ont entrain\u00e9 certains maquis de la ville de D\u00e9dougou \u00e0 l\u2019arr\u00eat de leurs activit\u00e9s et mettre leurs employ\u00e9s au ch\u00f4mage. <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Ma\u00efmounata Rouamba, \u00e2g\u00e9e de vingt (20) ans environ, est une h\u00f4tesse d\u2019un maquis restaurant dans la ville de D\u00e9dougou. Elle gagne sa vie \u00e0 la t\u00e2che, c\u2019est-\u00e0-dire en fonction du travail fait. Avec la panoplie de mesures-barri\u00e8res de restriction prises par le chef de l\u2019Etat, Rock Marc Christian Kabor\u00e9, pour \u00e9viter la propagation de la pand\u00e9mie du coronavirus (COVID-19), son lieu de travail a mis les clefs sous le paillasson. La jeune adolescente s\u2019est retrouv\u00e9e du jour au lendemain sans emploi. Les jours se suivent et se ressemblent avec son corolaire de mis\u00e8re pour l\u2019h\u00f4tesse de bar qui confie travers\u00e9e une p\u00e9riode difficile, voire p\u00e9nible.<\/p>\n<p>Le visage attrist\u00e9, les yeux hagards et pleins d\u2019interrogations, Ma\u00efmounata Rouamba, ne cache pas son amertume et la mis\u00e8re qu\u2019elle vit suite \u00e0 la fermeture du maquis restaurant dans lequel elle travaille. <em>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai plus de travail. Par cons\u00e9quent, pas de revenus pour me prendre en charge. Souvent je passe par des acrobaties pour avoir de quoi \u00e0 manger\u00a0\u00bb<\/em>, confie-t-elle presque larmoyante. Tout comme la vingtaine, ils sont nombreux les employ\u00e9s des maquis et bar-restaurants qui confient traverser une p\u00e9riode de d\u00e9sert en ces temps de COVID-19.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La situation est dure \u00e0 tel point que nous n\u2019avons pas de quoi \u00e0 manger ni payer nos loyers. Pire, avec la quarantaine, l\u2019on ne peut pas rejoindre nos familles. Moi je suis de Tch\u00e9riba (ndlr localit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 une cinquantaine de D\u00e9dougou sur l\u2019axe D\u00e9dougou-Koudougou) mais je ne peux pas rentrer \u00e0 cause de la quarantaine malgr\u00e9 les appels incessants des parents\u00a0\u00bb<\/em>, rench\u00e9rit Fatoumata Bayoulou, une autre h\u00f4tesse de maquis dans la cit\u00e9 de Bankuy. Cuisinier au maquis <em>\u00ab\u00a0Oasis\u00a0\u00bb<\/em> de D\u00e9dougou, Patrice Dayo, confie vivre p\u00e9niblement cette fermeture de son lieu de travail.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0En temps normal on pouvait faire des recettes de plus de cent de milles (100\u00a0000) francs CFA la journ\u00e9e, mais aujourd\u2019hui avec l\u2019arr\u00eat des activit\u00e9s, c\u2019est la gal\u00e8re. En dehors de quelques commandes qui ne nous permettent m\u00eame pas d\u2019avoir dix mille (10\u00a0000) francs CFA, il n\u2019y a pas de ventes\u00a0\u00bb<\/em>, lance tout d\u00e9boussol\u00e9 le cuisinier Patrice Dayo.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Traverser dignement cette p\u00e9riode difficile<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00ab\u00a0Je suis un disque joker (DJ) qui mange dans le micro quand les maquis fonctionnent. Maintenant que les lieux sont \u00e0 arr\u00eats pour cause de COVID-19, que devenons-nous\u00a0?\u00a0\u00bb<\/em>, s\u2019interroge Ousmane B\u00e2 dit Kampti B\u00e2 <em>\u00ab\u00a0La R\u00e9solution\u00a0\u00bb<\/em> avant de s\u2019apitoyer sur le triste sort des h\u00f4tesses qui vivent plus durement la situation. <em>\u00ab\u00a0Il est certes vrai que l\u2019arr\u00eat de travail nous ait pr\u00e9judiciable, mais elle l\u2019est beaucoup plus pour les filles qui sont plus vuln\u00e9rables et plus expos\u00e9es. Si rien ne change, ces filles peuvent facilement basculer dans la prostitution par contrainte\u00a0\u00bb<\/em>, se convainc le DJ du maquis Oasis. La cinquantaine d\u2019employ\u00e9s de ce maquis reconnu pour son poisson brais\u00e9 dans la cit\u00e9 de Bankuy, selon le g\u00e9rant pierre Sidib\u00e9, sont mis \u00e0 la porte depuis les mesures restrictives pour faire face au coronavirus.<em> \u00ab\u00a0Depuis les mesures de restriction, le patron a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 fermer le maquis pour \u00e9viter tout risque. Du coup, les employ\u00e9s sont au ch\u00f4mage. Si cette situation perdure, elle peut entrainer les filles \u00e0 la d\u00e9bauche\u00a0\u00bb<\/em>, regrette Pierre Sidib\u00e9. Autre maquis, m\u00eames r\u00e9alit\u00e9s. Au maquis <em>\u00ab\u00a0La consolatrice\u00a0\u00bb<\/em> de D\u00e9dougou, la dizaine de serveuses a \u00e9t\u00e9 aussi remerci\u00e9e en attendant la reprise, aux dires du g\u00e9rant Salomon Coulibaly. <em>\u00ab\u00a0C\u2019est un coup de massue que nous avons tous re\u00e7u. Il faut reconna\u00eetre que les maquis et bars restaurants sont en quelque sorte des espaces de rencontres et de loisirs o\u00f9 les gens viennent se retrouver pour \u00e9changer autour de la bouteille et se distraire. Ce n\u2019est pas seulement qu\u2019une histoire d\u2019alcool. Et la mesure d\u2019interdiction de se regrouper dans les maquis vient changer la donne si bien que les clients se font rares. Cons\u00e9quence, nous avons d\u00fb fermer et mettre nos serveuses au ch\u00f4mage technique en attendant une r\u00e9ouverture pour pouvoir les r\u00e9engager\u00a0\u00bb<\/em>, mart\u00e8le Salomon Coulibaly. M\u00eame si ces acteurs vivent difficilement ces mesures <em>\u00ab\u00a0drastiques\u00a0\u00bb<\/em> qui ne visent qu\u2019\u00e0 stopper la propagation du CIVD-19, ils reconnaissent dans leur ensemble que ce n\u2019est la faute \u00e0 personne. <em>\u00ab\u00a0Individuellement l\u2019on ne peut pas nous plaindre du moment o\u00f9 c\u2019est une question de sant\u00e9 publique qui concerne tout le monde entier\u00a0\u00bb<\/em>, admet le g\u00e9rant du maquis <em>\u00ab\u00a0La consolatrice\u00a0\u00bb<\/em> de D\u00e9dougou. Tout de m\u00eame, ces victimes collat\u00e9rales du coronavirus souhaitent une assistance qui pourrait leur permettre de traverser dignement cette p\u00e9riode difficile de leur vie.<\/p>\n<p><strong>Kam\u00e9l\u00e9 FAYAMA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mesures restrictives contre le coronavirus &nbsp; Les employ\u00e9s des maquis en ch\u00f4mage technique \u00e0 D\u00e9dougou \u00a0 Pour \u00e9viter la propagation du coronavirus (COVID-19) au Burkina, le pr\u00e9sident du Faso, dans une adresse \u00e0 la nation prenait une batterie de mesures-barri\u00e8res le 20 mars 2020. Depuis cette date, des mesures de restriction dans les maquis, bars [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":6375,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46,78,82,83,85,88,99],"tags":[],"class_list":["post-6371","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-boucle-du-mouhoun","category-kossi","category-les-bales","category-les-banwa","category-mouhoun","category-nayala","category-sourou"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2020\/04\/Ph_004.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6371","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6371"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6371\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6375"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6371"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6371"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6371"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}